Plus de 140 000 Haïtiens rapatriés en Haïti en 2022
À l'occasion de la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre, le Groupe d'appui au rapatriés et aux réfugiés (GARR) a organisé, ce lundi, une conférence-débat en en vue de sensibiliser les diverses couches de la société autour de la question migratoire et ses diverses conséquences sur les principales structures socio-économiques du pays. Pour cette année, le GARR a enregistré le rapatriement de plus de 140 000 citoyens haïtiens de la République dominicaine vers Haïti. Le responsable de communication de l'organisation, Sam Guillaume, appelle les principaux acteurs de la société à lutter contre les voyages illégaux et instaurer un climat de stabilité sur le territoire.
« Durant cette année, les autorités dominicaines ont multiplié le nombre des déportations des migrants haïtiens vers Haïti. Ils ont fait retourner 142 062 citoyens de leur territoire. 73 380 ont été rapatriés, 56 976 qui sont des retours spontanés, 11 706 qui ont été refoulés. De cet effectif, les agents d'immigration ont déporté 82 886 hommes, 32 568 femmes, 7 305 filles, 8 462 garçons. Les femmes enceintes n'ont pas été épargnées, elles étaient au nombre de 1 463; certaines d'entre elles étaient sur le point d'enfanter », a révélé, responsable de communication de la GARR. Ces déportations ont été réalisées dans des conditions de totale violation des droits de l'homme. Ces migrants ont subi des violences physiques, dont la bastonnade et diverses autres formes de maltraitance, des violences morales et sexuelles à l'encontre des femmes, a poursuivi Sam Guillaume.
Par rapport à l'année dernière, la République dominicaine a durci davantage les réponses de sa politique migratoire à l'égard des citoyens haïtiens. « Malgré les retombées économiques du travail des migrants en terre voisine, ces citoyens sont souvent victimes de diverses sortes d'abus, dont des actes de violence très sévère, de la part des soldats engagés dans le service migratoire dominicain. Qu'ils soient étudiants, touristes, des citoyens pourvus d'un statut légal ou illégal; au moment où ils ont une quelconque ressemblance aux Haïtiens, ils sont exposés à la maltraitance », a souligné M. Guillaume.
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