Quatrième réunion convoquée par le Canada sur la crise haïtienne
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Les autorités canadiennes semblent prendre à cœur la résolution de la crise multiforme qui sévit en Haïti. Après la vague de sanctions prises à l’encontre des personnalités politiques et des hommes d’affaires haïtiens pour financement des gangs criminels, trafic de drogue et corruption, elles en sont à leur 4e réunion. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a convoqué le Groupe d’intervention en cas d’incident pour discuter de l’évolution de la situation en Haïti.
Des ministres et des hauts responsables, tels que l’ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès des Nations unies à New York, Bob Rae, l’ambassadrice du Canada aux États-Unis d’Amérique, Kirsten Hillman, et l’ambassadeur du Canada en Haïti, Sébastien Carrière, ont assisté à cette réunion, selon une note de presse émanant de l’administration canadienne.
C’était l’occasion pour l’ambassadeur Rae de revenir sur sa récente mission diplomatique en Haïti, indique la note. Durant la rencontre, le groupe a été informé de la situation sécuritaire et humanitaire qui règne en Haïti. « Les Haïtiens sont toujours confrontés à la violence des gangs et à des barrages, y compris des attaques aveugles, des actes de violence sexuelle et fondée sur le sexe, la destruction de maisons et des déplacements massifs. L’insécurité persistante continue d’exacerber la crise humanitaire en entravant l’acheminement d’essence, de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres biens essentiels », stipule la note.
Les discussions se sont également portées sur les éventuelles dispositions que pourrait prendre le Gouvernement canadien pour aider Haïti. « Le groupe a discuté des autres mesures que pourraient prendre le Canada et ses partenaires pour appuyer le peuple haïtien. Le Premier ministre Trudeau a demandé aux hauts responsables de continuer à explorer les façons dont le Canada peut répondre à la crise multidimensionnelle en Haïti avec ses partenaires et soutenir une solution dirigée par les Haïtiens ».
Canada compte intégrer une équipe dans l’Ambassade du Canada en Haïti dans l’objectif d’assurer une meilleure liaison et une meilleure collaboration avec les intervenants d’Haïti en ce qui concerne la sécurité, selon les précisions de la note. « Cela contribuera à mettre en avant les perspectives de la population locale et permettra au Canada de mieux répondre aux besoins des Haïtiens. Le Canada continuera également d’exiger des comptes des responsables des troubles, notamment au moyen de sanctions et d’autres outils, et continuera d’encourager ses partenaires à faire de même. »
Les dirigeants présents à cette rencontre ont renouvelé leur détermination à plaider auprès de leurs partenaires dans la région pour soutenir le pays. « Le Premier ministre et les ministres ont réitéré l’engagement du Canada à poursuivre sa collaboration avec ses partenaires régionaux et internationaux afin de soutenir la sécurité et la stabilité d’Haïti et de faciliter la tenue d’élections libres et justes ».
D’autres pays ont emboîté le pas en adhérant au régime de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, Le Royaume-Uni a voté une loi qui prévoit un régime de sanctions conformément à la résolution 2653 du Conseil de sécurité de l’ONU contre les acteurs criminels, les gangs et leurs financiers dont les actions provoquent l’instabilité et menace la Paix en Haïti. Cette loi entrera en vigueur le 28 décembre 2022.
Esdra Jeudy
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