Hausse des coûts du trajet en Haïti, le MPEDH se positionne
Écouter l'article
Le Mouvement des passagers engagés pour le développement d’Haïti (MPEDH) s’est prononcé sur le coût des trajets fixés par l’État. Les chauffeurs ont majoré arbitrairement les prix ce qui est souvent à l’origine de conflits entre conducteurs et passagers. Le président de ce mouvement, Alix Romelus, dénonce la complicité de quelques autorités qui font leur profit à partir de cette situation.
Suite à l’augmentation du prix du carburant en novembre dernier, le Gouvernement d’Ariel Henry a ajusté les coûts de trajet sur tout le territoire national. Les automobilistes se plaignent des montants fixés par l’État haïtien, qui selon eux ne leur permettent pas de répondre à leur besoin. En réaction, ils ont décidé délibérément de fixer leur propre tarif.
Pendant une conférence de presse ce 15 décembre, le dirigeant du MPEDH, Alix Romelus a dénoncé de nombreux cas de violence exercés par les chauffeurs sur les passagers. D’après lui, des autorités sont complices de cette situation.
« La course de Pétion-Ville à la route de Frères (Bò Akademi) est fixée à 40 gourdes le trajet. Cependant, les chauffeurs prennent 50 gourdes pour arriver à Djoumbala puis ils rallongent la course pour un autre montant. Aujourd’hui, le trajet de Pétion-Ville à Carrefour de l’aviation se fait en trois temps pour 150 gourdes, alors que le prix fixé par les dirigeants de l’État est à 55 gourdes. »
Plus loin, il a déclaré que certains passagers, qui protestent contre la fixation arbitraire des prix par les chauffeurs, ont été victimes de violence. C’est le cas d’une personne tuée par un conducteur sur la route de Frères.
Quelques employés municipaux sont complices de l’exagération des prix de trajet. Ils profitent de l’occasion pour extorquer de l’argent en faisant payer les arrêts à chaque terminus.
Plusieurs stations sont placées sous la responsabilité des agents municipaux. Le MPEDH s’aligne sur les revendications de la population haïtienne tout en demandant le soutien de l’État qui doit faciliter le bon fonctionnement de la circulation, poursuit Alix Romelus.
De son côté, la secrétaire de MPEDH, Astride Cloméus, a déclaré que l’augmentation du prix des trajets enfonce de plus en plus le pays dans la misère. À cause de ce problème, certains élèves ne peuvent pas payer le transport pour aller à l’école.
Le MPEDH demande aux autorités d’apporter une solution. Sinon, il sera obligé de manifester dans les rues ».
Veron Arnault
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.