Où sont passés les accords de sortie de crise ?
Dans les mois qui ont suivi l’assassinat du président Jovenel Moïse, plus d’une dizaine d’accords ont vu le jour. Les uns étant pour la plupart viscéralement opposés à l’autre. Des acteurs locaux et de la communauté internationale ont appelé à une fusion de tous les documents pour parvenir à un accord unique accepté par les différentes parties prenantes, mais les rencontres entre les différents acteurs se sont systématiquement terminées sur un échec.
Si la crise politique traîne en longueur, ce ne sont pas des propositions de solution qui manquent, alors que les signataires des documents rendus publics se vantent chacun de leur côté d’être détenteurs de la solution, mais leur existence n’a selon les constats pas contribué à résoudre ce problème majeur qui taraude le pays.
De plus, depuis la pénurie drastique de produits pétroliers qu’a connue le pays, les porteurs de ces propositions ont pratiquement disparu des radars, alors que la situation est au plus mal. Le phénomène de l’insécurité prend chaque jour des proportions inimaginables, où les massacres et les exécutions sommaires se multiplient. C’est visiblement le Premier ministre, Ariel Henry, supporté par l’international, qui dirige un gouvernement de plus en plus décrié, qui mène totalement la danse.
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