Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Où en est-on avec le dialogue politique?

Où en est-on avec le dialogue politique?

Écouter l'article

Depuis les derniers échecs des pourparlers initiés entre le pouvoir en place de l’Accord de Montana, les discussions n’ont pas repris entre les protagonistes. Convaincus, expliquent-ils, de la nécessité de parvenir à une entente, des acteurs politiques et de la société civile se sont donné pour mission d’amener les protagonistes autour d’une même table.

Une commission de médiation, constituée des représentants de Religions pour la paix-Haïti, de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et de la conférence des recteurs, présidents et dirigeants des universités et institutions d’enseignement supérieur haïtiennes (CORPUHA), a été créée pour faciliter la résolution de la crise.

Ce comité de médiations avait produit un document, quelques mois de sa création, dans lequel il avait proposé au pays une transition d’une durée de 24 mois, avec, à sa tête, un exécutif monocéphale. Une proposition faite après consultation de près de 170 organisations et partis politiques, avaient précisé les commissaires. Mais leur partialité a été mise en question, cette proposition était, ainsi, mort-née.

Le calme plat, jusqu’à ce que des acteurs politiques et des membres de la société civile ont eu pour mission de convaincre les protagonistes de s’asseoir à nouveau ou de proposer une issue. Ainsi plusieurs regroupements ont vu le jour, notamment celui qui regroupe plusieurs structures politiques, dont PEN-modifié, Groupe de concertation politique, le parti UNIR et le PHTK.

Les représentants de ces structures ont signé le 25 octobre une déclaration conjointe, dans laquelle ils pressent les autres acteurs de se mettre au diapason en vue de sortir le pays de la crise persistante, arguant que seul un compromis entre tous les secteurs peut retirer Haïti de cette impasse.

L’ancien sénateur Gérald Gilles, signataire de l’Accord du 11 septembre, salue les différentes initiatives pour un dénouement favorable à la crise. Pour lui, il est plus qu’indispensable d’aboutir à un consensus pour sortir le pays du bourbier, « le pouvoir en place est conscient du fait », précise-t-il.

Cependant, le choix de la forme et de la composition de l’exécutif, qui constitue l’une des principales pommes de discorde, n’est pas la priorité de l’heure. « Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin c’est de résoudre une fois pour toutes la crise du carburant, l’insécurité, que nos enfants reprennent le chemin de l’école, et non de savoir si l’exécutif sera monocéphale ou bicéphale », conclut M. Gilles.

Esdra Jeudy

 

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre