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HAÏTI / ÉDUCATION

La rentrée des classes est toujours dans l'attente

La rentrée des classes est toujours dans l'attente

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Les portes des écoles sont toujours fermées. Si les autres secteurs tiennent bon et fonctionnent par roulement, le secteur éducatif, quant à lui, est toujours en congé forcé en dépit des différentes interventions des associations de parents et directeurs d’écoles du pays.

Dans la capitale haïtienne, en dépit de l’insécurité grandissante, quelques rares activités résistent en se procurant du carburant disponible sur les trottoirs au prix fort. Mais, les écoles n’arrivent toujours pas à emboiter le pas. Les élèves s’ennuient et sont barricadés chez eux depuis 5 mois.

Les écoles privées et publiques gardent leurs portes fermées et nul ne sait quand elles rouvriront, en dépit de la volonté manifeste d’associations et de secteurs qui souhaitaient la rentrée pour ce 7 novembre.

Une échéance ratée encore une fois, car plusieurs parents se plaignent de l’inflation, de la cherté de la vie, et de l’indisponibilité du carburant.

Parents et responsables d’écoles se sont montrés, une fois de plus, remontés contre le gouvernement qui n’a rien fait jusqu'à date pour un retour à la normale devant permettre aux écoliers de reprendre en toute sérénité le chemin de l’école.

Lors d’un micro-trottoir, réalisé ce lundi 7 novembre, certains parents se sont plaints de la demande de certaines écoles qui exigent de l’argent des parents au risque de voir leurs enfants exclus des activités en ligne.  

C’est inadmissible, s’en est plaint une femme, mère de quatre enfants, qui dénonce l’établissement, que fréquentent ses enfants, qui réclame un deuxième versement.

«Je n’arrive même plus à bien les nourrir, maintenant l’économat me met la pression. Je suis fauchée et au bord de la faillite, car le petit commerce que j’avais est fermé», s’en est-elle plaint.

 

En outre, Magalie Georges, responsable de la CNEH, qui intervenait ce lundi matin à Pacific matin, dénonce des auteurs qui utilisent l’école à des fins politiques.

Selon la syndicaliste et enseignante de carrière, des menaces d’individus fusent de partout, l’accusant d’être celle qui casse le mouvement tout simplement parce qu’elle souhaite le retour des enfants à l'école.     

 Enfin, entre crise de carburant et mobilisation populaire, la rentrée des classes se reste dans l’impasse.

 Préoccupés, les syndicalistes, les professeurs d’école et les conseils de parents souhaitent un dégel de la crise le plus vite que possible.

 

Gerard H. Resil

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