Des structures politiques non alignées plaident en faveur d’un consensus
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Des partis politiques jugent nécessaire de parvenir à une issue favorable à la crise multidimensionnelle qui érode la société haïtienne depuis plus de 24 mois. Cet appel motivé par l’assassinat brutal du secrétaire général du RDNP Éric Jean Baptiste survenu le 28 octobre à Laboule.
« C’est en prenant le chemin du dialogue, de la réconciliation et l’unité que nous pourrons reconstruire une autre Haïti » a écrit le parti politique Unir dans une note de presse publiée le 30 octobre 2022 dans laquelle il déplore l’assassinat de l’ancien candidat au poste de président.
Ce crime crapuleux commis contre le leader politique et homme d’affaires est troublant pour de nombreuses personnes, d’autant plus que la victime a été tuée dans une voiture de blindage niveau 4 ainsi que son agent de sécurité. Consternés par ce magnicide, plusieurs entités politiques et membres signataires de divers accords se sont rejoints pour la signature d’une déclaration conjointe.
« Sans être neutres, les non-alignés ont le recul critique nécessaire pour identifier les limites de tous les accords partiels en vue de faciliter le processus de leur intégration collective dans un véritable accord national allant au-delà des désaccords exprimés jusque-là », lit-on dans le libellé du document portant la signature des non-alignés.
Cette crise multidimensionnelle qui sévit dans le pays est depuis deux ans à son point culminant etla liste des victimes d’assassinats, d’enlèvements ne cesse de s’allonger. Les massacres dans les quartiers populaires se multiplient et les foyers des gangs s’élargissent en prenant le contrôle de nombreux quartiers. Ces problèmes exacerbés par les désaccords entre les acteurs politiques qui depuis le meurtre du président Jovenel Moïse ne parviennent à accorder leurs violons ont mené à l’élaboration de nombreux accords entre structures politiques et de la société civile.
Critique, les non-alignés ont laissé entendre que les accords présentés par des acteurs de groupes différents n’ont pas pris en compte les défis politique et socio-économique qui s’imposent dans le pays.
« Les non-alignés ne sont porteurs d’aucun accord de plus. Par ailleurs, ils entendent constituer, et de fait, constituent, un outil de facilitation œuvrant à la recherche d’un vrai accord global au milieu des multiples accords partiels présents sur la table. »
Il faut cependant noter que tout le long de la crise, des facilitateurs tant locaux ( laConférence épiscopale d’Haïti, une commission de médiation) qu’internationaux ont fait leur apparition en vue de rechercher un consensus entre les protagonistes du secteur politique et de la société civile. Cependant, la crise persiste alors qu’entre acteurs politiques, les membres de la société civile, les contradictions semblent de plus en plus profondes.
Murdith Joseph
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