Les affrontements constants entre les gangs armés opérant dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ont des conséquences négatives sur toutes les sphères d’activités dans le pays, notamment le secteur informel. De nombreux commerçants ont fui des zones craignant de faire les frais des conflits armés. C’est la triste réalité des marchands qui fréquentaient le marché en fer, situé au cœur de Port-au-Prince, devenue une zone de tension permanente.
Classé comme l’un des plus importants monuments haïtiens datant de la fin du 19e siècle, le Marché en fer connu aussi sous le nom de marché Hippolyte, est actuellement vidé de toute présence humaine, en raison de l’emprise et des exactions des bandits armés dans la zone. Les centaines de commerçants qui y menaient leurs activités se sont éparpillés dans les rues de la capitale.
À la rue des Casernes, au Centre-ville de Port-au-Prince, ils sont des dizaines de petits détaillants à s’y réfugier pour essayer de gagner tant bien que mal leurs vies. À 10 h du matin, ils s’activent, mais les acheteurs sont très peu nombreux. La cause : cette partie de la ville fonctionne sous la férule du groupe criminel dénommé «Chen mechan». À longueur de journée, les bandits font chanter la poudre.
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