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Port-au-Prince et ses environs nagent dans l’insalubrité

Port-au-Prince et ses environs nagent dans l’insalubrité

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Depuis plusieurs années, les rues de la capitale haïtienne sont des décharges à ciel ouvert. Cependant, avec la crise du carburant, la situation a pris des proportions dramatiques. Dans des marchés et même dans certaines rues, les citoyens se nourrissent et se divertissent au beau milieu des immondices. Une situation qui s'est aggravée suite aux différentes protestations qu’a connues la capitale.

Dans les parages du rond-point de Pétion-Ville, plusieurs commerçants sont installés à côté d'un amoncellement d’immondices.  Fatiguée, déboussolée, une marchande assise sur un tabouret avec la tête penchée sur sa table de commerce et ses pieds sur des ordures vaque tranquillement à ses occupations commerciales appelant des clients à acheter ses produits. Près d'elle une autre crie : « ces déchets nous dérangent, nous aimerions que les autorités concernées viennent les enlever. Nous ne recevons plus de clients, ils ne veulent pas de nos produits parce qu'ils sont couverts d'insectes ».

 

 

Plus loin, on peut constater un énorme tas de déchets organique à la rue Rigaud, entouré tout au tour par des marchands de produits comestibles. Certains d'entre eux rient, mangent et discutent. « Nous avons cotisé pour que ce chauffeur de poids lourds puisse enlever une partie de ces fatras, et c'est nous qui avons mis le reste de côté pour que nous puissions étaler nos marchandises. Les autorités étatiques devraient avoir honte de laisser avec autant de déchets ici », a déclaré une marchande de produits de première nécessité. 

 

 

Malgré, de plus en plus de cas de choléra recensés, la population ne fait preuve d’aucune inquiétude face à une éventuelle contamination par cette maladie, car à côté des piles de détritus, une jeune femme, tranquillement assise déguste son plat de riz aux haricots.

 

 

L'odeur nauséabonde inhalée de manière incessante n’est pas sans conséquence sur la santé des Haïtiens. Certains se plaignent de céphalée, de toux, de rhume et de bien d'autres difficultés respiratoires et disent, pour se soigner, avoir recours à la médecine naturelle. Pour ne pas respirer l'odeur du fatras, certains commerçants appliquent sous leurs narines de la pâte de dentifrice.

 

 

Sur le boulevard Hary Thruman, à la Croix des Bossales, à Grand-rue c’est le même cas de figure, les marchands s'assoient dessous, les passants et les camionnettes les traversent. Au cœur de ce marché, à chaque rue, des femmes, des hommes et quelques enfants passent leurs journées tout en étalant les produits alimentaires, quelques fois sans emballages, comme c'est le cas des poulets, de la viande, des légumes, des potages et des céréales.

 

Si avant les troubles sociopolitiques, la commune de Delmas était considérée comme l'une des communes les plus propres du pays, aujourd'hui on assiste à un Delmas parsemé de lots de fatras.  A Delmas 83, à l'entrée d'un supermarché, à Delmas 62, 91, 93, 95 les détritus sont sur les trottoirs et sur une bonne partie de la route.

 

 

 Les institutions de l’État ne sont pas épargnées par cette situation. C’est le cas du ministère de la Communication à Bois Verna, dans le voisinage d’une pile de détritus. 

 

 

 

Sheelove Semexant 

 

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