Les citoyens tentent de résister à la crise
Écouter l'article
La vie continue de reprendre toujours timidement dans la capitale. La circulation est moins fluide sur certains axes encore bondés de tonnes de détritus. Les dernières averses ont davantage assombri le panorama en dépit du fait d’avoir chassé les cendres de pneus calcinés sur la chaussée. Une odeur putride et infecte se dégage de la mélasse compactée de boue, d’immondices et d’autres déchets qui assaillent l’environnement physique, le service public de ramassage des ordures étant paralysé par la crise de l’essence.
Toutefois, les conséquences de la crise du carburant sont toujours palpables. À certains endroits, les taxis-motos l’emportent largement sur les véhicules publics.
Certaines entreprises privées ont fonctionné adaptant leurs horaires aux aléas de la conjoncture.
Entre-temps, des scènes de pillage ont encore eu lieu, jeudi, à certains endroits quelques heures après l’adresse à la nation du Premier ministre.
Dans la ville des Cayes, un dépôt du bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a été notamment pillé par des membres de la population en colère.
Cependant, certains ont appelé les pilleurs à épargner les entreprises privées en référence au saccage des locaux connexes d’une compagnie de matériaux de construction qu’ils ont aussi vandalisés.
« Il faut s’attaquer aux institutions publiques, car, ce sont les autorités de l’État qui ont provoqué cette situation », ont déclaré ceux qui se sont opposés au saccage
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.