Le pays lutte contre le cycle infernal d’insécurité
Écouter l'article
Le peuple haïtien depuis plusieurs années proteste contre l’insécurité et un cycle infernal d’un problème de gouvernance qui le plonge dans la misère. La Confédération des travailleurs /euses des secteurs publics et privés tire la sonnette d’alarme.
Depuis déjà un certain temps, le peuple haïtien est en proie à de sérieuses difficultés, la population proteste contre le président Jouvenel Moïse et réclame son départ. Presque tous les secteurs de la vie nationale dénoncent la crise humanitaire qui, selon toute vraisemblance, est la résultante d’une inflation galopante qui appauvrit la masse défavorisée.
La Confédération des travailleurs /euses,a donné ce jeudi 24 juin une conférence de presse détaillant la situation socio-politique précaire du pays. Selon le président Jean Bonal Fatal, le pays connaît depuis longtemps une crise grave.
« Haïti s’enlise une fois de plus dans cette crise qui semble-t-il a toujours fait l’affaire d’une catégorie de gens dans la société. Entre crise sécuritaire et crise sanitaire, Haïti ne sait aujourd’hui à quel saint se vouer.Avec un bilan inquiétant des personnes atteintes du nouveau coronavirus ainsi que celui des décès ne cesse d’augmenter.
De l’expérience a toujours montré que ces moments d’incertitudes sont toujours propices au décrochage humanitaire et surtout aux prédateurs qui en profitent pour exploiter la population qui souvent est livrée à elle-même ».
Enlèvements, assassinats, attaques et vols, la menace des gangs armés donne froid dans le dos, et s’étend dorénavant sur une vaste partie du pays. Des quartiers qui avaient dans le temps la réputation d’être résidentiels, sont aujourd’hui les foyers des bandes armées opérant en toute quiétude.»
« Le pays est au bord d’une catastrophe sociale », regrette le responsable du CTSP. « Après plusieurs massacres et homicides perpétrés sur la population, la crise devient incontrôlable. Plus d’un millier d’hommes de femmes et d’enfants ont besoin d’aide aujourd’hui après avoir fui leur demeure. »
En cause, l’insécurité qui mine le pays. À ce jour, rien ne semble empêcher les attaques et les enlèvements qui se multiplient. Le CTSP invite la société civile et l’opposition à s'asseoir dans le but d’offrir un plan inclusif de sortie de crise pour empêcher le pire au pays.
Gérard Hirsh Resil
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.