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Les chauffeurs de taxi-motos se plaignent de la rareté du carburant

Les chauffeurs de taxi-motos se plaignent de la rareté du carburant

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Ce 4 octobre 2022, énième journée de contestations et deuxième journée de la dernière grève contre la cherté de la vie, la hausse du prix des produits pétroliers, l'insécurité et la mauvaise gouvernance du PM Ariel Henry, le transport en commun est quasiment absent. Une situation qui oblige de nombreuses personnes à parcourir plusieurs kilomètres à pied pour vaquer à leurs activités habituelles, et ce malgré la présence de quelques motards dans les rues.

Dans la commune de Delmas, précisément à Puits Blain, malgré la reprise timide de certaines activités commerciales, il n'empêche que la situation n'est pas trop différente des jours précédents. De nombreuses personnes sont obligées d’aller travailler en parcourant plusieurs kilomètres à pied tandis que quelques-unes empruntent la route à bord d'un tricycle motorisé transportant 6 personnes jusqu'à proximité de Djoumbala au prix de 50 gourdes. Ensuite, pour arriver à Pétion-Ville, non loin de l'ancien cimetière, une autre motocyclette prend la relève au prix de 75 gourdes par passager.

 

En ce qui a trait aux motards, qui sont présents dans les rues malgré la le blocage, ils se plaignent de la situation qui s'aggrave de jour en jour.

Le galon de gazoline chez les détaillants est fixé à 3500 gourdes, et celui du diesel au prix de 2500 gourdes. Dans quelques points sur la route de Delmas, surtout à Delmas 66, des protestataires ont mis des immondices pour empêcher la circulation. Quant aux motards, ils utilisent l'autre voie menant à Pétion-Ville en vue de continuer le trajet.

 

Par ailleurs, le président de l'Association des propriétaires et chauffeurs d'Haïti (APCH), Mehu Changeux, a fait savoir qu'il n’appuie pas cette grève parce que l'organisateur jusqu'à présent reste inconnu. Par ailleurs, il critique la mauvaise gestion des autorités étatiques en ce qui concerne la rareté de carburant provoqué par le secteur privé. Il dénonce la vente illicite des produits pétroliers où les détaillants vendent le carburant à des prix exorbitants.

 

« Cette rareté de carburant est provoquée par le secteur privé qui contrôle les compagnies pétrolières en Haïti. Auparavant, un galon de la gazoline était vendu au prix de 250 gourdes pour l'instant il est livré seulement chez les détaillants pour le vendre de façon frauduleuse», a déclaré Changeux. Tant que le gouvernement n’adresse pas ce problème de rareté en vue d’apporter une réponse à cette crise, la situation restera telle qu'elle est. Près de la compagnie à Thorland dans la commune de carrefour les produits pétroliers sont toujours disponibles chez les détaillants à n'importe quelle heure, mais sont plus rares dans d’autres communes.

 

Arnault Veron

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