Des commerçants et des citoyens de Pétion-ville appellent à un dégel de la crise
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En cette période de protestations de toutes sortes dans le pays, la cherté de la vie reste l’un des cas les plus préoccupants. À Pétion-ville, des marchands ambulants, des citoyens et des petits détaillants ont dénoncé, ce mercredi 5 octobre 2022, ce phénomène qui impacte grandement les familles haïtiennes, notamment les couches les plus vulnérables. Ces derniers ont fait appel à la conscience d’Ariel Henry pour un dégel de la crise multidimensionnelle qui sévit dans le pays.
En effet, les citoyens ne cessent de critiquer le comportement des autorités en place face à la crise globale du pays accentuée par l’augmentation des prix des produits pétroliers au niveau des stations d’essence. De leurs points de vue, il est devenu beaucoup plus difficile pour les familles de remplir leurs paniers durant cette période parce que les prix des produits de bases sont affolés au niveau des marchés locaux. Ils ont fait savoir qu’ils ne peuvent plus se rendre au marché.
« Le gallon d’huile se vend à 2500 gourdes, le petit sac de riz est passé à 4500 gourdes dans certains magasins, la petite marmite de haricot noir se vend à presque 250 gourdes. A chaque fois que je laisse chez moi, je suis un peu stressée parce qu’il y a ma famille qui m’attend, et je n’ai pas le droit de rentrer les mains vides. On arrive difficilement à trouver même le pain qui est notre nourriture favorite», explique une mère de famille à Pétion-ville.
De leurs côtés, des marchands ambulants et des petits détaillants se plaignent de la situation actuelle du pays qui leur empêche d’écouler leurs produits. Ils ont également dénoncé la recrudescence de l’insécurité dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
« Imaginez-vous, depuis ce matin je suis sortie et je n’ai rien vendu. Personne ne m’a adressé, a déclaré Marlie (nom d’emprunt), une marchande de figues bananes. Cette dernière qui étale ses produits dans les parages d’une banque à Pétion-ville. Visage crispé, elle dit espérer écouler ses produits au cours de la journée de ce mercredi 5 octobre 2022.
Elle appelle le Premier ministre Ariel Henry à prendre ses responsabilités ou du moins à rendre son tablier. Selon elle, la population haïtienne ne pourra pas supporter de vivre une semaine de plus dans cette situation. Pourquoi l’État haïtien ne fait pratiquement rien pour pallier ce problème. « Ariel Henry doit comprendre que le peuple haïtien a besoin de vaquer à ses occupations. Les enfants doivent retourner à l’école. Si Ariel Henry a aussi une famille, il devrait être en mesure de comprendre les difficultés que nous traversons en ce moment », a-t-elle renchéri.
Vladimir Predvil
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