La POHDH exhorte les acteurs à trouver un consensus pour mettre fin à la crise
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La Plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (POHDH) se dit consternée par l’ampleur de la crise qui sévit dans le pays, où des familles et certains quartiers du pays sont dépourvus de tout accès aux services de base et les prix des produits de première nécessité ne cessent de grimper. Le secrétaire général de la plateforme invite les acteurs économiques et politiques à trouver un consensus, en vue d’un retour à la normale des activités à travers tout le territoire.
Le mode de vie de la population s’est davantage détérioré durant ces dernières semaines, a constaté M. Pierrevilus. Selon lui, c’est l’irresponsabilité du pouvoir en place et son incapacité qui sont à l’origine de toutes ces dérives. «Des quartiers sont dépourvus de tout moyen d’accès à l’eau potable à cause de la pénurie des produits pétroliers. Certaines familles, qui ont comme seul recours de mener un commerce dans le secteur informel, ne font que constater la chute de leurs activités alors que l’État ne dispose d’aucun plan d’accompagnement pour les plus vulnérables», a-t-il souligné.
Parallèlement, le secrétaire général de la POHDH a fait savoir que la pénurie des produits pétroliers qui se fait sentir sur tout le territoire est un stratagème du gouvernement et des personnages du secteur privé des affaires qui veulent forcer les consommateurs à accepter de nouveaux ajustements du prix de l’essence à la pompe. « Cette augmentation et l’indisponibilité des produits pétroliers ont rendu plus fragiles les conditions de vie de la population. Le prix des courses du transport en commun, le prix des produits alimentaires, et le coût de quelques services de base ont considérablement augmenté par rapport à la crise intense qui sévit dans le pays »,a-t-il ajouté.
D’autre part, M. Piervilus assure qu’aucune solution n’est possible avec le gouvernement administré par le Premier ministre Ariel Henry. «Ils avaient une chance de relancer le dialogue dans le pays, quelque temps après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Malheureusement, ils ont raté cette belle opportunité. Ils ont élaboré leur propre accord qui ne fait qu’empirer la situation politique du pays», a-t-il confié.
En revanche, pour pallier cette crise et instaurer une ère de stabilité dans le pays, le défenseur des droits humains soulève que la communauté internationale doit se retirer des affaires internes du pays. «Le Core Group et des représentants de plusieurs ambassades ont aussi leur part dans cette crise. Ils n’ont pas laissé aux Haïtiens de décider à leur guise», a-t-il soutenu. Alors que la communauté internationale en outre, comme recommandation, le secrétaire de la plateforme des organisations haïtiennes des droits humains conseille aux acteurs haïtiens de trouver un consensus pour la mise en place d’un gouvernement de transition qui sera capable d’instaurer un climat de paix dans le pays, organiser des élections et résoudre le problème de l’insécurité.
Oberde Charles
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