La colère populaire gronde toujours dans les rues
Sans surprise, Port-au-Prince et les zones environnantes se sont réveillées ce lundi 3 octobre, en ville morte. Quelques rares véhicules privés et motos-taxis étaient remarqués dans les rues au cours de la matinée. Alors que le gouvernement avait fixé ce lundi, pour la reprise des activités scolaires, à la place des écoliers ce sont des manifestants qui ont investi le béton en uniforme, pour continuer de dénoncer les derniers ajustements du prix des produits pétroliers et réclamer la démission du chef du gouvernement Ariel Henry.
Malgré que certaines entreprises publiques et privées ont baissé leurs rideaux de fer, à défaut de véhicules assurant le transport en commun, des citoyens ont essayé de vaquer à leur activité à pied un peu partout dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
« Il n'y pas de voiture que voulez-vous que je fasse? Je n'ai pas de moyen pour payer un taxi moto je suis obligé de marcher à pied. J'appuie les initiatives visant à contraindre le gouvernement à revoir sa décision concernant le carburant, mais je suis obligée de sortir pour subvenir à mes besoins et ceux de ma famille», a lâché une dame rencontrée sur la route de Bourdon.
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