Insécurité: les gangs armés persistent et signent
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En dépit de l’appel au combat lancé par le directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti (PNH) pour motiver ses troupes, les gangs continuent avec leurs exactions. Au cours du week-end écoulé, soit le samedi 26 juin 2021, les bandits armés du gang « 400 Mawozo » ont fait parler leur puissance de feu à la Croix-des-Bouquets, créant du coup une grande frayeur chez les riverains.
La situation sécuritaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince est plus qu’inquiétante. Du nord au sud de la capitale, c’est l’incertitude totale. La situation est complexe au point que même le directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti (PNH) estime qu’il faut un « encadrement militaire». Le DG a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse tenue une journée avant que les bandits armés du gang « 400 Mawozo » aient semé la pagaille au centre-ville de la Croix-des-Bouquets dans la matinée du 26 juin 2021.
En effet, selon ce qu’a rapporté des témoins, des hommes lourdement armés du gang des « 400 Mawozo », ont incendié une dizaine de véhicules garés dans les parages de « l’Église de Dieu Béthel » où, à l’intérieur de laquelle, se déroulait une cérémonie. Dans une vidéo qui est devenue virale sur internet, on pouvait entendre les détonations d’armes automatiques et voir le célébrant ainsi que ceux et celles qui ont pris part à la cérémonie essayer de se mettre à couvert. Des tirs nourris ont également été entendus dans les zones de Tabarre 27 et de Carrefour Marassa, ont rapporté des témoins.
Un peu dans l’après-midi du 26 juin, la PNH, de son côté, a profité pour apporter ses précisions. « Des unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti, disait-elle, ont été déployées dans le centre-ville de la Croix-des-Bouquets en renfort aux policiers administratifs de la juridiction de ladite commune. Depuis ce matin, suite à la présence des hommes lourdement armés ayant provoqué un climat de tension dans la zone, la PNH a dû intervenir pour prendre le contrôle de la situation. Les malfrats ont été repoussés et pour l'instant le calme est rétabli. Aucune des installations de police (commissariat et sous-commissariat) n’a été l’objet d’attaques. La Police nationale, fidèle à sa mission, a pris toutes les mesures pour identifier ces individus en vue de les mettre hors d’état de nuire ».
À l’entrée sud de la capitale haïtienne, Martissant, la situation sécuritaire est toujours très tendue. Si en ce lundi 28 juin 2021, certains citoyens ont pu traverser au péril de leur vie pour se rendre au centre-ville de Port-au-Prince et ses environs, dans l’après-midi du samedi 26 juin, le centre d’urgence de Médecins sans frontières (MSF) à Martissant a été l’objet d’une attaque armée. Le centre a dû suspendre immédiatement ses activités pour une semaine.
Faut-il signaler que l’insécurité grandissante dans la région métropolitaine de Port-au-Prince a beaucoup de conséquences sur le système sanitaire ainsi que sur les activités économiques.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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