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Paralysie de la Nationale #2 à Gressier

Paralysie de la Nationale #2 à Gressier

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Depuis plus de 72 heures, la commune de Gressier est complètement impraticable. Des barricades sont érigées presque à chaque rue en passant par la Nationale #2.

Gressier, commune située entre Carrefour et Leogane dans le Département de l’Ouest, est composé de plusieurs localités comme : Mariani, Lanbi,Merger, Gressier. Une commune considérée dont l’économie tourne autour de ses plages.

L’annonce de la hausse des prix de carburant faite par le Premier ministre haïtien Ariel Henry dans la nuit du 11 septembre dernier est l’une des causes principales du blocage de la Nationale #2 qui passe par Gressier.

Les acteurs de ce mouvement se disent prêts à garder cette route fermée jusqu’à ce qu’un retour de décision soit fait par le gouvernement en place tout en demandant la collaboration aux côtés des habitants de cette commune.

Les agents du commissariat de Gressier sont impuissants face à cette situation qui de jour en jour devient de plus en plus critique.

La rareté de carburant ne peut être la raison de la hausse des prix des produits pétroliers, affirme l’un des protestataires demeurant dans la localité de Mariani 15 communément appelé Macomme.

De leur côté les motards restent inébranlables, car selon eux la décision prise par le chef de la Primature est injuste et ils continuent à se mobiliser pour la contrecarrer.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre, la progression des décors routiers persiste surtout à Mariani 15, Lambi, Shalom, Compassion avec des arbres, des pièces de voiture et quelques détritus étalés dans la rue empêchant le trafic terrestre.

 

Une situation qui impacte les activités commerciales, certains détaillants sont obligés de rester chez eux. Dans les stations (gares routières), aucun véhicule remarquer à part quelques motocyclettes essayant de franchir les espaces dangereuses. Hommes, femmes et enfants font les cent pas.Quelques-uns essaient de rentrer chez eux et d’autres vont au boulot malgré cette forte mobilisation.

Jessica, une jeune dame, nous raconte comment elle a bravé le danger pour pouvoir aller étaler ses produits cosmétiques dans le marché de Mariani.

« Je me suis levée à 3 h du matin pour préparer quelque chose à manger aux enfants ; puis à 5 h j’ai pris mon sac pour sortir malgré tout. Je suis père et mère en même temps. Je dois prendre soin de mes enfants, rentrer avec de quoi manger et ensuite, essayer de gérer les fonds pour la rentrée scolaire prévue dans deux semaines.

Les obstacles continuent sur la Nationale #2. Nul ne sait quand prendront fin ces actes qui ralentissent le trafic depuis des journées.

Les autorités semblent oublier ce chemin reliant quatre départements, même les ambulances sont très mal barrées. Sur la route, des femmes enceintes empruntent aussi ce trajet risqué pour se diriger vers un centre hospitalier. 

 

VeronArnault

 

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