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Encore une journée noire

Encore une journée noire

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Dans la capitale et ses périphéries, les citoyens n’ont pas changé de stratégie en bloquant vigoureusement les principales artères pour forcer le gouvernement à faire le retrait du nouvel ajustement des prix du carburant.

Les barricades enlevées lors d’opérations nocturnes menées par les autorités avec des engins lourds ont été repositionnées sur la chaussée.

Les protestataires affirment qu’ils n’observent aucun répit pour faire entendre raison au Premier ministre Ariel Henry et sa clique qui ont minimisé la mobilisation anti-gouvernementale enclenchée bien avant l’annonce relative à la révision des coûts du précieux sésame.

Tronçons et branches d’arbres, pneus usagés, carcasses de voitures et de réfrigérateurs, grosses pierres et câbles électriques ont été utilisés, jeudi, pour paralyser la circulation dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Une situation qui a impérativement entrainé le blocage de toutes les activités socio-économiques. En effet, depuis le début de cette nouvelle opération « Peyi Lock », les entreprises privées et publiques n’ont pas fonctionné, frappant de plein fouet une économie déjà exsangue.

Dans d’autres régions du pays, la situation n’est pas différente. Dans la Cité de l’Indépendance, des manifestants en colère et affamés ont pillé les dépôts de nourriture de l’ONG Caritas et vandalisé les locaux du Tribunal de première instance (TPI) des Gonaïves.

 

À Pétion-Ville, les manifestants ont encore gagné les rues, le 15 septembre, pour dénoncer la hausse exagérée et impromptue de l’essence.

L’acuité de la crise économique et financière est nettement défavorable à une telle mesure, ont critiqué les protestataires qui étaient accompagnés de bandes de rara.

La police a effectué des tirs nourris et fait un usage abusif de gaz lacrymogène en vue de disperser la foule surexcitée. Ils ont brulé des pneus usagés et lancé des pierres sur les locaux de plusieurs entreprises privées et publiques pour exprimer leur ras-le-bol de la situation.

 

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