Vers un nouvel ajustement du prix du carburant
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La pénurie des produits pétroliers depuis plusieurs mois dans le pays a causé la hausse vertigineuse des prix de l’essence disponible que sur le marché informel. Le Premier ministre Ariel Henry, pour pallier ce problème, a annoncé le 11 septembre que les prix des produits pétroliers seront augmentés sous peu. Une décision qui n’enchante pas les citoyens qui se plaignent de la cherté de la vie. Plusieurs endroits de la capitale étaient en effervescence, lundi soir, suite à l'annonce de la hausse des prix du carburant.
Les bousculades, les embouteillages continuent dans les pompes à essence à cause d'une forte rareté de carburant sur le territoire national depuis plusieurs mois. De nombreux mouvements revendicatifs ont déjà eu lieu dans l'idée d'exiger des dirigeants le maximum d’effort en vue de résoudre ce problème.
La pénurie de carburant affecte les activités économiques. Certains chauffeurs de transports en commun se trouvent dans l'obligation d'acheter, sur le marché informel, un gallon de gazoline au prix de 1250 jusqu'à 1500 gourdes.
Le chef de la Primature, Dr Ariel Henry, dans un message adressé à la nation dans la soirée du 11 septembre, informe que les prix des produits pétroliers vont être augmentés sous peu afin de permettre la facilitation de la distribution dans les pompes à essence, tout en affirmant que des mesures judiciaires seront prises pour contrecarrer la vente illicite des produits pétroliers. Suite à cette annonce, plusieurs usagers de la route se sont montrés mécontents de cette décision.
Michel Badette, un motard non loin d’une station à essence à Lalue, a déclaré qu'après plusieurs mois de pénurie la décision d’augmenter le prix des produits pétroliers n’est pas la bonne. « La meilleure solution est de faciliter les conducteurs de faire le plein dans les pompes comme avant. Cela diminuera la cherté de la vie, et la hausse des coûts des trajets, a-t-il dit.
Pour sa part, Joël Cherfils appuie la décision du Gouvernement et fait savoir que l'ajustement du prix des produits pétroliers stabilisera la situation et mettra fin à cette crise tout en exigeant que le transport en commun soit subventionné pour soulager les consommateurs qui font face à des problèmes économiques dans le pays.
« Bien que la vente d'un gallon de la gazoline est au prix de 1500 gourdes sur le marché informel, il y a toujours du trafic. Les gens étant obligés de vaquer à leurs occupations. Les conducteurs du transport en commun ont doublé le prix du trajet c’est surtout cela qui pose problème», a-t-il dit.
Si les autorités prennent la décision de faire le maximum pour qu'un gallon de la gazoline se vende au prix de 500 gourdes tout en mettant de rigides structures pour empêcher les dérives lors de la vente du carburant, cela va peut-être apporter des changements et mettre fin aux bagarres dans les pompes à essence, a poursuivi le citoyen.
De nombreuses personnes se demandent si les nouvelles mesures seront favorables aux conducteurs appartenant au secteur du transport en commun. Depuis plusieurs mois, la situation s’est empirée pour les conducteurs bien que le Bureau de monétisation d'aide au développement (BMPAD) ait placé la commande de diverses cargaisons de produits pétroliers.
Veron Arnault
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