Des structures sociopolitiques continuent de s’opposer au renouvellement du mandat du BINUH
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Des militants issus de plusieurs organisations sociopolitiques, dont l’Union nationale des normaliens et normaliennes (UNNOH), ont une nouvelle fois planté leurs tentes, ce jeudi 14 juillet, devant les locaux du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, pour exprimer, disent-ils, leur opposition au renouvellement de son mandat. Selon eux, le BINUH a contribué à établir la situation que connaît le pays ces derniers temps, notamment en ce qui a trait à la dégradation du climat sécuritaire.
Visiblement déterminés, quelques militants politiques ont répondu présents à ce rassemblement lancé par plusieurs structures sociopolitiques. Sur des pancartes, dont la plupart sont en anglais, on pouvait lire : « Aba ONU, Aba Core group, Aba Lalim » ou encore « ONU, met fin à votre génocide en Haïti ! ». En effet, ils imputent au BINUH la responsabilité du climat sécuritaire délétère sans précédent qui prévaut dans le pays. Une manœuvre qui aurait pour objectif, indiquent-ils, de justifier sa présence sur le sol haïtien.
« Le BINUH était toujours présent. Il n'a rien fait pour éviter que le pays soit plongé dans cette situation chaotique, et même Mme Lalime a salué la création de la fédération de groupes armés G9, une association criminelle responsable de nombreux massacres perpétrés dans la région métropolitaine de Port-au- Prince », a expliqué un jeune qui se réclame de l'UNNOH, avant d'appeler la Russie, la Chine, entre autres, à s'opposer à la demande de renouvellement de la mission onusienne en Haïti.
En effet, la prolongation de la mission politique de l’ONU en Haïti est en discussion devant le Conseil de sécurité. Le vote du 13 juillet dernier sur la question a été reporté après que la Chine ait appelé à des consultations à huis clos sur le projet de résolution.
Plusieurs organisations de la société civile haïtienne avaient récemment adressé une lettre ouverte aux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de leur faire part de certains griefs, et surtout de dénoncer l’action jugée inefficace du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Les États-Unis et le Mexique, qui ont la responsabilité de rédiger la résolution, apporteront quelques modifications au document.
La Chine avait déjà exprimé des réserves en octobre 2021. Elle souhaitait une prolongation de six mois de la mission de l’ONU. Un compromis de dernière minute a été trouvé, facilitant l'adoption d'une résolution à l’unanimité, qui a prolongé la mission pour 9 mois, jusqu’au vendredi 15 juillet 2022.
Esdra Jeudy
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