Rareté de carburant: le transport en commun considérablement réduit
La persistance de la rareté du carburant est passée à un autre niveau. La guerre des gangs à Cité Soleil empêche la circulation des camions-citernes pour alimenter les stations-service. Cette situation provoque, en ce début de semaine, un fonctionnement au ralenti du petit commerce, du transport public et de plusieurs autres activités.
Ce lundi 11 juillet 2022, qui annonce la reprise des activités pour cette nouvelle semaine, après les actes d'insécurité qui ont inquiété plus d'un au niveau de la zone métropolitaine, avec un bilan sévère de la violence des gangs à Cité Soleil et les nombreux cas de kidnapping enregistrés, c'est la panique totale pour ceux qui ont recours au transport en commun. Les chauffeurs et les propriétaires des véhicules de transport en commun se trouvent dans l'impossibilité de s’approvisionner en essence pour faire fonctionner le secteur. Judith, un riverain de la commune de Pétion-ville, explique: « Ce matin, pour me rendre au travail, trouver une camionnette à été difficile. Il m'a fallu passer des minutes à attendre... »
Parallèlement, Jacky, un chauffeur de taxi moto à Carrefour Raymond sur la route de Canapé-Vert indique que la rareté des produits pétroliers sur le marché a davantage compliqué le fonctionnement normal du transport en commun au début de cette nouvelle semaine. « Même à l'informel, la quantité de carburant stocké pour le marché noir a diminué. Autrefois, on a payé le galon de la gazoline à 500 gourdes, aujourd'hui, suite à la persistance de la rareté, on a ajusté le galon à 1 000 gourdes. Cette situation est révoltante et inacceptable », a confié le trentenaire. Par ailleurs, il dénonce les autorités de l'État qui n'ont rien entrepris pour sortir le pays du marasme.
Pour sa part, Benito (nom d'emprunt), un chauffeur assurant le trajet Canapé-Vert-Centre-Ville, raconte qu'il y a une baisse totale des activités liées au transport en commun au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. « Il y a un faible déplacement des gens. Les activités économiques sont en cours de détérioration à cause du climat d'insécurité. Durant cette période estivale, on peut passer des heures à attendre des passagers pour un voyage », a-t-il précisé.
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