Le CNT de l’Accord de Montana invite les acteurs haïtiens à refuser la domination de la communauté internationale
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Le président du bureau du Conseil national de transition (CNT), James Beltis, a expliqué que le Premier ministre Ariel Henry n’a pas progressé avec les propositions de dialogue que les membres de l’Accord Montana lui avaient soumises. Il a entre autres, retardé avec le délai des discussions, il n’a pas respecté les conditions… En ce sens, le président du CNT invite les différents acteurs à ne pas se soumettre aux ordres de la communauté internationale. Il les conseille de trouver un consensus haïtien pour sortir le pays de la crise.
« De nos diverses tentatives de dialogue politique avec le Premier ministre, certaines remontent à février 2022. Au cours du mois de mai, le PM s’était rendu chez Magalie Comeau Denis, un de nos membres afin de parvenir aux discussions portant sur la négociation politique dont nous souhaitons pour sortir le pays de la crise », a martelé M. James Beltis. Principalement, il soutient que ces actes doivent se réaliser dans la transparence, en toute franchise avec un temps d’observation, en présence des observateurs et avec une série de conditions pouvant assurer le bon déroulement des discussions en vue de trouver un consensus de sortie de crise avec la participation de toutes les couches de la société.
Par contre, M. Beltis constate qu’il y a d’énormes obstacles pour que le Premier ministre mise sur les différentes propositions que lui ont faites les signataires de l’accord de Montana. « Dans nos dialogues avec le Premier ministre, il n’a pas réagi dans les délais raisonnables et il n’a pas pris en considération les diverses propositions dont lui avons fait sur le problème de l’insécurité qui est à son paroxysme sur tout le territoire, de l’organisation des élections, sur la question de la révocation des juges corrompus qui sont empilés dans le pouvoir judiciaire », a-t-il évoqué.
Cependant, M. Beltis ne voit pas d’un mauvais œil la rencontre qui a eu lieu la semaine dernière entre le chef du gouvernement et le leader du parti politique « Fanmi Lavalas », Jean Bertrand Aristide. Quelques jours plus tard, plusieurs centaines de ses sympathisants avaient regagné les rues le dimanche 26 juin 2022 pour exiger à la communauté internationale de nommer leur leader à la tête de la transition qu’il doit diriger le pays pendant au moins deux ans.
Par contre, le président du bureau du CNT croit que le Premier ministre peut entrer en dialogue avec n’importe quel personnage ou parti de la scène politique. Ce qu’il faut éviter, selon lui, ce sont les ordres de la communauté internationale, qui ne cessent de provoquer dans le pays des instabilités à tous les niveaux. « Après les évènements de 2004, ils ont échoué avec le MINUSTAH, quelque temps après, ils ont échoué avec le MINIJUSTH; avec le BINUH, ils n’ont rien réalisé dans le pays sinon que les gangs qui prolifèrent; les juges et les avocats n’ont plus de place aujourd’hui au Palais de justice », a-t-il soumis.
En ce sens, M. James Beltis recommande au Premier ministre Ariel Ariel Henry de poursuivre ses dialogues avec les divers acteurs de la société afin de parvenir à un consensus 100% haïtien sans le mot du « blanc ». D’autre part, il invite la population à garder son calme dans l’attente d’une solution nationale, souveraine, capable de donner une réponse aux problèmes de l’insécurité, de la faim , du chômage et de l’instabilité.
Oberde Charles
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