Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

La transition de rupture ne doit pas oublier les revendications populaires, selon Nou konsyan

La transition de rupture ne doit pas oublier les revendications populaires, selon Nou konsyan

Écouter l'article

Minée par de graves crises socio-politiques relevées par l’insécurité grandissante, la population haïtienne se retrouve dans une conjoncture très difficile. Une conjoncture qui s’est empirée avec l’assassinat de Jovenel Moïse, laissant du coup le pays dans un vide présidentiel. Pour Nou Konsyan, une transition de rupture avec des personnalités crédibles est une nécessité tant qu’elle tient compte aspirations populaires en matière de sécurité publique, de reddition de compte et d’intégration de la jeunesse…

Depuis la nouvelle de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse en sa résidence privée à Pèlerin, la lutte pour le pouvoir est devenue l’une des principales préoccupations des acteurs politiques divisés sur la question. En dépit du manque de provision constitutionnelle pour combler le vide présidentiel dans ce cas exceptionnel, la structure Nou konsyan est claire, ce lundi 12 juillet 2021, au moins sur une chose : ceux et celles qui vont prendre le contrôle du pouvoir ne doivent pas oublier les revendications populaires.

Pour le porte-parole de Nou konsyan, Ebens Cadet, c’est un gouvernement issu d’un large consensus avec une personnalité « crédible » à sa tête qui doit adresser les revendications populaires à travers une « transition de rupture ». La mission de ce gouvernement, dit-il, doit être claire. Ce gouvernement, ajoute-t-il, doit être en mesure de rétablir un environnement sécuritaire dans le pays tant sur le plan social, économique et politique.

M. Cadet estime que ce gouvernement doit avoir la capacité « d’initier le procès PetroCaribe », de rentrer les décrets « criminels » de l’ancien président Moïse, de faire « des audits généraux dans l’administration publique » et principalement au ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Pour le Petrochallenger, l’intégration de la jeunesse politiquement, socialement et économiquement doit faire partie de la mission du gouvernement de transition.

Notons, la situation que vit le pays ces derniers temps provoque un sentiment de colère, de refus, d’inconfort chez les jeunes pour lesquels l’avenir est de plus en plus incertain. Avec la situation d’insécurité qui sévit du côté sud de la capitale haïtienne (Axe Martissant/ Fontamara) paralysant près de 5 départements du pays et les autorités qui font la sourde oreille, la population est livrée à elle-même aux balles assassines des bandits.

Pour la structure « N ap #MachePouLavi (Marchons pour la vie », il y a « urgence d’une autorité transitoire et de rétablir les institutions de l’état de droit » après « l’assassinat du président de fait Jovenel Moïse ». Pour cette structure, le pays est plongé « dans une crise institutionnelle profonde » depuis des années (dysfonctionnement du parlement le 13 janvier 2020 et de la justice… ». Le pays, dit-elle en ce 12 juillet, est sans Premier ministre et sans président depuis l’assassinat. « Il y a urgence, fait-elle remarquer, pour les acteurs politico institutionnels et de la société civile de trouver un consensus afin de doter le pays d’une autorité transitoire pour rétablir les institutions et secourir la population en proie à la pauvreté, à la misère, aux kidnappings, aux massacres… ».

Faut-il rappeler que depuis après l’assassinat de Jovenel Moïse c’est le Premier ministre par intérim et démissionnaire, Claude Joseph qui assure la gestion du pouvoir ? Dans une note datée du 11 juillet 2021, le Secteur démocratique et populaire (SDP) a fait savoir que M. Joseph, « est un usurpateur de titre qui siège à la Primature sans droit ni qualité ». Si le SDP appelle, d’une part, à « la mobilisation de toutes les couches sociales pour faire échec au coup d’État, de Claude Joseph, Laurent Lamothe et consorts », d’autre part, elle croit que c’est une « solution haïtienne concertée inclusive entre la classe politique, la société civile, la diaspora et les institutions de la république » pour éviter au pays de sombrer dans l’anarchie.

Wisly Bernard Jean-Baptiste

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre