Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Zone d'utilité publique: des habitants mettent en garde contre tout déguerpissement

Zone d'utilité publique: des habitants mettent en garde contre tout déguerpissement

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 5 avril 2022 au Centre-ville de Port-au-Prince les habitants, les domiciliés sédentaires et les propriétaires de maisons situées entre les rues des Casernes, de l'Enterrement et de la Réunion appellent à l'intervention des organismes de droits humains contre la Direction générale des impôts qui, selon leur avis, souhaite leur déguerpissement. Ces habitants ont fait savoir qu'ils ont été invités à prendre part à une audience publique le 8 avril prochain afin de leur présenter un projet de réhabilitation de la zone. Ils disent craindre les décisions à venir.

« L'arrêté, paru dans le moniteur du mercredi 10 novembre 2021, #53, du journal officiel de la République d’Haïti, a déclaré d’utilité publique dans la commune de Port-au-Prince, la propriété délimitée au nord par la Rue Paul VI, au sud par le complexe Saint Vincent, et le bâtiment de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, à l’est par la rue de la Réunion et à l'ouest par la rue de l’Enterrement », peut-on lire dans une correspondance du comité permanent d'acquisition amiable (CPA), dont les habitants des rues de l’Enterrement, des Casernes et de la réunion ont donné copie à la presse. 

Suivant ces derniers, l’État ne remplit pas ses devoirs envers la population. De ce fait, il ne peut rien exiger. « Si les dirigeants veulent nous contraindre, nous sommes tous prêts à porter plainte comme le veut la Convention des droits de l’homme que L’État haïtien avait signée », a déclaré Alfred Barbeau, un locataire de la rue des Casernes. Il dit reconnaitre que les autorités concernées peuvent procéder à l'expropriation, mais ils doivent le faire en bonne et due forme.

Ces habitants ont fait savoir que les autorités n'ont jamais eu une politique d'urbanisme ni un plan sociétal pour la population. Selon eux, l'État doit penser à l’application de la Constitution, en leur garantissant des logements décents et la sécurité sociale. « Dans le cas contraire, nous demandons aux organisations des droits humains, aux mouvements politiques et aux avocats des  militants de nous rejoindre dans cette lutte, contre l'atrocité de l’État, qui souhaite nous déplacer sans rien nous garantir », ont martelé les habitants des rues des Casernes, de l’Enterrement et de la Réunion.

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre