Des organisations politiques exigent de meilleurs résultats et le maintien de Claude Joseph au timon des affaires
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Des organisations politiques exigent la recherche de tous les membres du commando impliqué dans l’assassinat du président Jovenel Moise, ainsi que les auteurs intellectuels. Aussi, plaident-ils, pour un apaisement de la situation politique en Haïti.
Les porte-parole des organisations de l’Ouest et de la Force de l’opposition populaire respectivement Jean Jacques Barthelemy et Jean Baptiste Wosnime réclament l’arrestation et la poursuite de tous les mercenaires impliqués dans l’assassinat du président de la République la semaine dernière à son domicile.
En effet les responsables de ces plates-formes politiques exigent l’arrestation des huit autres mercenaires en cavale en vue de placer la dernière pièce du puzzle devant permettre à faire toute la lumière, de manière définitive, sur cet assassinat.
Pour Jean Jacques Barthélémi de la coalition des organisations de l’Ouest, l’heure est à la conférence générale inclusive. Toutes les forces vives de la nation sont invitées à s’asseoir en vue d’un consensus autour de celui qui doit prendre les rênes de l'État en attendant l’organisation des élections, cette année ou au plus dans deux ans.
Selon l’activiste politique, la situation est plus que préoccupante. « Après ce meurtre, nous craignons tous un chaos. Nous sommes tous préoccupés par la situation qui se prolonge et s’amplifie maintenant à la mort du chef de l’État. Les conséquences sur une population qui n’avait déjà pas droit aux services de base, la nourriture, et l’éducation seront irréversibles », a-t-il ajouté.
« Nous incitons les différents protagonistes à faire preuve de maturité, plus précisément ce qui reste du Sénat haïtien et de la Cour de cassation pour qu’ils donnent provision légale au Premier ministre a. i., Dr Claude Joseph, en vue d’organiser les élections à la fin de l’année pour un dénouement de la crise », a-t-il conclu.
De son côté, le porte-parole de la coalition des organisations de l’Ouest, Jean Baptiste Wesnime, plaide pour un climat de paix dans le pays. Selon lui, « l’exécution du président Jovenel Moïse chez lui vient fragiliser encore davantage les acquis démocratiques et renoue malheureusement avec un triste passé », en faisant référence à Vilbrun Guillaume Sam, le dernier président assassiné le 27 juillet 1915.
Après la chute des Duvalier, le pays s’était inscrit dans une dynamique de renouvellement de son personnel politique par les élections, même si ce n’était pas toujours facile, il dit craindre l’histoire soit un perpétuel recommencement.
Gérard Hirsh Resil
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