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La marche du 29 mars est une satisfaction, selon des organisations politiques

La marche du 29 mars est une satisfaction, selon  des organisations politiques

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Des organisations sociopolitiques, telles que Rasanbleman kont enpinite et Alyans pèp, ont rencontré la presse, le mercredi 30 mars 2022, pour livrer leurs impressions sur le déroulement de la journée de mobilisation du 29 mars contre la prolifération des actes de banditisme dans le pays, notamment les cas d'enlèvement répétitifs enregistrés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour ces structures, la journée du 29 mars a été un succès sur toute la ligne, car la population a répondu positivement à leurs appels en investissant les rues. Exaspérés par le silence des autorités étatiques, face aux agissements des bandes armées,  tenaillés par la misère, le chômage endémique, l’inflation galopante qui augmente de plus en plus le coût de la vie, les gens en ont profité pour exprimer leur grogne sur le béton, s'est félicité ces organisations.

Toutefois, Leonard Rénal Nau dit déplorer les incidents enregistrés dans le département du Sud. En effet, 2 morts ont été recensés, le 29 mars, lors de la mobilisation générale contre l'insécurité dans la ville des Cayes. La première personne à été atteinte d'un projectile et l'autre asphyxiée par du gaz lacrymogène lancé par des agents de l'ordre pour disperser les manifestants.

Les protestataires avaient envahi la piste de l'aéroport de la métropole du Sud. Une façon pour eux de contraindre les autorités à sévir contre les gangsters qui contrôlent le quartier Martissant bloquant l'entrée sud de la capitale depuis des mois. Les malfrats tuent, pillent, violent et kidnappent tous ceux qui s'aventurent sur cette voie.

Les citoyens en colère ont incendié un petit avion en dépit de l'intervention des sapeurs-pompiers. Une façon pour eux de dénoncer la complicité disent-ils du pouvoir avec certains entrepreneurs. Le responsable du RKE en a profité pour critiquer la réaction du chef du gouvernement Ariel Henry sur ces événements, qu'il qualifie de deux poids deux mesures. 

Une réaction, selon lui, qui témoigne du profond mépris de l'occupant de la Primature face aux déboires de la population. Le responsable politique réclame la démission du Premier ministre Ariel Henry pour son incapacité à résorber la crise multidimensionnelle.

Reginald Edumé du mouvement Chalennjè popilè, abonde dans le même sens que son collègue, pour lui la solution passe par le départ d'Ariel Henry du pouvoir. Il dénonce au passage des tractations des anciens membres de l'opposition actuellement proches du pouvoir en place, visant à casser l'élan de la mobilisation contre le phénomène de l'insécurité.

Cet éveil de la société civile et d’une frange de la classe politique contre la dégradation du climat sécuritaire est salué par la majorité de la population. Cependant, ce soulèvement semble s'effectuer sur front de division, alors qu'une bonne partie des dirigeants d'organisations et partis politiques annoncent des pourparlers afin de se fixer sur la suite de la mobilisation, d'autres étaient encore dans les rues ce mercredi 30 mars. Tout porte à croire qu'ils se livrent à une guerre pour le contrôle de ce mouvement de revendication. 

 

Esdra Jeudy

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