La grève du personnel de l'HUEH met en péril les PVVIH
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Foyer national des positifs du VIH sida (Fonaprovi), une association de défense des droits des personnes infectées au VIH, a levé la voix le mardi 29 mars 2022 pour dénoncer les mauvaises répercussions de la grève, depuis plus d'un mois à l'hôpital de l'université d'État d'Haïti, sur les PVVIH..
La coordonnatrice générale de cette structure, Daphney Delva, se dit consternée par la situation des personnes séropositives qui devraient se faire soigner à l'Hôpital général. « Les séropositifs font face à des problèmes de soins, ils sont abandonnés à eux-mêmes, ils n'ont pas de médicaments », a-t-elle souligné. Par ailleurs, elle lance un appel aux responsables du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et au Premier ministre, pour apporter leurs soutiens aux PVVIH qui se sentent exclus de la société haïtienne.
D'autre part, Daphney Delva dénonce l'état insalubre dans lequel se trouve le plus grand centre hospitalier du pays. « Tous les services de l'hôpital sont paralysés. Les services de dialyse, qtel qu’annoncés en fonctionnement, sont totalement hors du contrôle des responsables de l'hôpital. Pas de médecins, pas de petits personnels; les ordures jonchent le sol, partout dans le centre ». En ce sens, la défenseuse des droits de ces personnes affectées au VIH, interpelle le ministre de la Santé et le Dr Ariel Henry, en vue de donner une réponse à la situation dégradante qui sévit à l'HUEH.
« Jusqu'à date, aucun cadre du MSPP ne nous a contactés pour les suivis en matière de soins pour les malades nécessitant les antirétroviraux (ARV). Un patient affecté à l'hôpital de l'Université d'Haïti ne peut pas se rendre au centre Gheskio pour aller prendre ses médicaments. C'est au centre dont il est affecté qu'il doive recevoir ses soins », a poursuivi Daphney Delva.
Suite à ces dérives, il y a déjà une personne atteinte du VIH qui a succombé à sa maladie la semaine dernière au sein de l'hôpital de l'UEH. Nous voulons que le gouvernement prenne en compte la situation du système de santé du pays. « Il est urgent que les personnes séropositives du VIH trouvent des soins de santé en temps régulier. Nous voulons qu'en urgence les différents services de l'hôpital continuent de soigner les patients, a fait savoir Daphney.
Parallèlement, plusieurs autres centres hospitaliers du pays, qui devaient accompagner les PVVIH, ont aussi leurs services paralysés. Le cas de l’Hôpital universitaire de la paix, qui, depuis plusieurs jours, ne travaille pas. Il n’y a que la cellule d'urgence qui fonctionne.
Ketzia Isaac
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