HAÏTI- POLITIQUE
Mobilisation contre le kidnapping et l’insécurité
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Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 28 mars 2022 au Centre-ville de Port-au-Prince, le mouvement socio- politique Debloke Ayiti dit soutenir la manifestation contre l’insécurité et le kidnapping prévue pour le mardi 29 mars. Parallèlement, les responsables de ce mouvement ont fait savoir que la Constitution de 1987 n'a jamais été appliquée strictement. De leurs avis, le peuple haïtien doit se soulever, c'est le seul moyen de sortir Haïti du chaos. Par ailleurs la Fédération nationale des travailleurs de la santé (FENATRAS) appelle les instances concernées à se pencher sur les conditions de travail des personnels de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti et de résoudre une fois pour toutes la crise sanitaire qui remonte à plus d'un mois.
Le 35e anniversaire de la Constitution de 1987 est pour ce 29 mars. À cette occasion, plusieurs structures sociopolitiques entendent fouler le macadam pour exprimer leurs ras-le-bol. L’ancien président Joseph Michel Martelly, qui est sorti de son silence, a laissé comprendre qu'il est lui aussi préoccupé par la détérioration du climat sécuritaire. Selon M. Martelly, il faut un large consensus entre tous les acteurs politiques pour résorber l'intensité de la crise.
D'un autre côté, la Plateforme des organisations des droits humains (POHDH) entend grossir les rangs des protestataires. De l'avis du responsable de la POHDH, Alermy Pierrevilus, l'équipe au pouvoir n'a ni la volonté ni la capacité nécessaire pour freiner les actes de banditisme et la crise sécuritaire actuelle qui secoue le pays depuis quelque temps.
Conjointement, la crise sanitaire persiste au sein des centres hospitaliers publics. La Fédération nationale des travailleurs de la santé dénonce le comportement laxiste des autorités concernées face à la situation du plus grand centre hospitalier du pays. « Les dirigeants ne sont pas disposés à améliorer les conditions de travail des médecins et du personnel des centres hospitaliers publics du pays », a déclaré le coordonnateur général de la FENATRAS, Vincent Jean Wilhème. Ce dernier pense qu'un meilleur encadrement de ces personnes serait bénéfique aux patients et ils jouiront également des services de qualité au sein de ces hôpitaux. Par ailleurs, Vincent Jean Wilhème se dit inquiet contre la mauvaise gestion des institutions publiques du pays, plus précisément l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti.
« Les signataires de l’Accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace sont également frustrés et souhaitent se soulever contre le pouvoir en place qui n’arrive pas à l'appliquer strictement comme c'était convenu, » a lancé le coordonnateur général du mouvement sociopolitique Debloke Ayiti, Nélus Néruis.
Concernant la manifestation prévue pour ce mardi 29 mars, le coordonnateur général de Debloke Ayiti demande aux agents de la Police nationale d’Haïti de se mettre du côté du peuple haïtien en assurant sa protection.
Vladimir Predvil
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