Cap Haïtien: célébration de la Journée internationale de droits à la vérité
Le Village SOS du Cap-Haïtien a célébré le jeudi 24 mars 2022 la Journée internationale des droits à la vérité en ce qui concerne les violations graves des droits de l'homme et pour la dignité des victimes avec la participation des représentants d’organisations de défense des droits humains,des organismes de défense des droits de femmes et d’entités travaillant dans le domaine de la protection des enfants, dont l’Institut du bien-être social et de recherches (IBESR).
Pour l'occasion, une conférence-débat autour des droits humains a été organisée au campus du Village SOS.
«La célébration de cette journée a pour objectif d'honorer la mémoire des victimes de violations flagrantes et systématiques des droits humains et de promouvoir l'importance du droit à la vérité et la justice,de rendre hommage a ceux qui ont consacré leur vie et ont perdu la vie dans la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme pour tous», a déclaré Wedelyne Jacques, facilitatrice communautaire dans le cadre du projet « Droits de l'enfant via une paternité responsable (DEPARE) » exécuté par le Village SOS.
«Le droit à la vérité est souvent évoqué dans le contexte de violations flagrantes des droits de l'homme et de violations graves des droits humains.En cas d'exécution sommaire, de disparitions forcées ou non, d'enlèvement d'enfants,de tortures,les victimes où les proches exigent de devoir ce qui s'est passé», ont rappelé les responsables de SOS Villages d'enfants.
Pour eux,le droit à la vérité signifie le droit de connaître la vérité absolue et complète quant aux événements qui ont lieuaux circonstances spécifiques qui les ont entourés et aux individus qui ont participé,y compris les circonstances dans lesquelles les violations ont été commises et les raisons qui les ont motivées.
Dans le contexte haïtien, le droit à la vérité s'avère une nécessité tenant compte de graves violations de droits humains durant le règne des Duvalier. Notamment, «des familles ont été torturées, disparues,des personnes ont subi des exécutions sommaires. Jusqu'à présent, leurs familles ne sont pas encore terminées leurs deuils,en en effet,elles ne connaissent pas encore les circonstances entourant la disparitionde leurs proches», a fait savoir Abddonel Doudou,l'un des intervenants dans le cadre de cette conférence débat.
«Tous les secteurs, quel que soit leur domaine d’expertise, doivent se mobiliser pour réhabiliter la mémoire des victimes au nom du droit de la dignité des victimes et le droit à la vérité, Il faut que la lumière soit faite sur les crimes des droits communs et les crimes contre l'humanité», a poursuivi M. Doudou.
Parfois les victimes refusent de dire la vérité sur les mauvais traitements dont elles font souvent l'objet, à cause de l'impunité et la crainte d'être stigmatisées, surtout lorsqu'elles sont victimes de violences sexuelles. Sans la vérité pas de justice, sans justice pas réparation. Il faut que la justice soit mesurée à l'aune de la vérité, a laissé entendre Wedelyne Jacques.
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