Des structures politiques se prononcent pour le choix de Wendelle Coq Thélot comme présidente provisoire d’Haïti
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Un protocole d’accord a été signé ce mardi 13 juillet 2021 entre vingt-deux partis politiques et le Bloc national des patriotes pour la libération d’Haïti. Ce protocole d’accord propose la juge Wendelle Coq comme présidente provisoire d’Haïti.
Le coordonnateur national du Bloc national patriotique pour la libération d’Haïti, Gustave Fritz, et 22 partis politiques dont le Mouvement démocratique de la jeunesse haïtienne MODEJAH, l’Union pour la réconciliation nationale URN, Block 20, pour ne citer que ceux-là , ont paraphé un protocole d’entente sur les mécanismes de remplacement de feu Jovenel Moïse, mort assassiné en sa résidence privée à Pèlerin dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
En effet. M. Fritz prétend trouver cet accord avec les siens pour arriver à ce qu’il appelle « une transition innovatrice » avec comme chef d’État la juge Wendelle Coq dans l’idée d’un dénouement à la crise et surtout de restaurer les institutions quasi inexistantes. Pour le coordonnateur de cette plateforme, il est inadmissible pour que les acteurs politiques soient encore là une semaine après l’assassinat du président Moise à se disputer le fauteuil présidentiel. Il se dit surtout indigné que la communauté internationale vienne elle-même arbitrer les échanges devant conduire à un consensus pour un dégel de la situation.
Il annonce pour les jours à venir un grand rassemblement avec tous les signataires de cet accord, en vue de faire pression sur les protagonistes dans le souci de procéder à l'installation de la juge Coq comme celle qui devra succéder au président Jovenel Moïse. Rappelons toutefois que le pays avait déjà connu un scénario pareil quand Ertha Pascal Trouillot, la seule femme siégeant à la Cour de cassation, avait porté l’écharpe présidentielle le 13 mars 1990. L’histoire pourrait-elle se répéter ?
Le Bloc national des patriotes, par l’entremise de son coordonnateur, plaide pour un redressement de la situation sur le plan sécuritaire. Il lance un appel aux principaux concernés de l’appareil judiciaire de ne pas négliger les moindres détails qui pourrait contribuer à l’aboutissement de l’enquête sur l’assassinat et du coup faire la lumière sur les zones d’ombres dans l’enquête.
Plus loin, l’activiste politique promet que si rien n’est fait qu’il n’y aura pas de funérailles avec cette administration qui devrait, selon lui, démissionner en bloc. Pour lui, la seule alternative pour aboutir à une sortie de crise c’est l’installation de la juge Coq au Palais national. Madame Coq, soulignons-le, fait partie des trois juges mis à la retraite par arrêté présidentiel après le « coup d’État » raté du 7 février 2021.
Selon plusieurs observateurs, cet arrêté qui avait été pris par l’ex-président de la République n’avait aucun effet de droit se référant à la Constitution qui prévoit l’inamovibilité des juges pour éviter justement qu’ils ne soient renvoyés ou virés selon les caprices de l’exécutif.
Gérard H. Résil
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