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Fin de la grève de l'AMH

Fin de la grève de l'AMH

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Les trois journées de grève, lancées par l'Association médicale haïtienne (AMH), arrivent à terme ce mercredi 16 mars 2022. Les responsables de cette association ont entrepris ce mouvement, qui a été respecté au sein de bon nombre d'hôpitaux et cliniques du pays, pour exiger que les autorités étatiques du pays prennent des dispositions afin de freiner la montée vertigineuse de l'insécurité. Ils réclament également la libération du médecin Michel D'Alexis, kidnappé avec son collègue Pierre Boncy depuis le 2 mars, dans leur clinique à la ruelle Berne à Port-au-Prince.

Entre-temps, les bandits ont libéré, mardi, le docteur Pierre Boncy, mais ils retiennent toujours le docteur Michel D’Alexis. Si le mot d'ordre de grève de l'AMH a été largement respecté, le personnel de plusieurs centres hospitaliers publics, de la région métropolitaine de Port-au-Prince, réclame non seulement la restauration d'un environnement sécuritaire dans le pays, mais également de meilleures conditions de travail. 

C'est le cas au niveau de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH). Le syndicat des employés a lancé un mouvement depuis plusieurs semaines pour exiger un ajustement de salaire et de meilleures conditions de travail. À l’hôpital La paix de Delmas, la situation n’est pas différente. Les médecins sont en débrayage pour amener les autorités à plancher sur leurs mauvaises conditions de fonctionnement. 

Ce mercredi 16 mars, les employés n'en démordent pas et maintiennent la grève. À l'entrée principale cette institution médicale, des affiches sont placardées partout et on a pu lire : « il n'y pas d'oxygène, pas de matériel  donc on ne peut soigner personne » et « nous exigeons de meilleures conditions de travail ». Les employés de l'hôpital envisagent de continuer avec la grève au-delà même après la période fixée par l'Association médicale haïtienne. 

Les médecins, quant à eux, se demandent s’ils sont réellement en grève. « Sommes-nous en grève ? Les malades repartent bredouilles, seulement les services d'urgence fonctionnent ». « Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités. Depuis dimanche, je suis là avec mon enfant qui doit être opéré, mais il n’y a pas vraiment de prise en charge en raison de la grève.  C’est une situation inacceptable », s'indigne une jeune dame rencontrée dans les couloirs de l'Hôpital de la Paix. 

Les responsables de AMH annoncent, de leur côté, qu'un ensemble de mouvements sera décrété dans le même objectif d’exiger que des mesures soient prises par les dirigeants pour mettre fin au phénomène de l'insécurité. Ils demandent à la population d’accompagner le corps médical dans cette lutte. 

Du côté des autorités c'est le calme plat. Aucune disposition n'a été annoncée durant les trois jours de grève de l'AMH pour combattre l'insécurité. Les autorités sont de plus en plus impuissantes face à ce fléau qui ronge le pays. La grève de l'AMH prend fin et cède la place à celle des associations des chauffeurs du transport public touchés une énième fois par les actes de banditisme.

 

Esdra Jeudy

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