Cas d’enlèvements: le pays est plongé dans la crise sécuritaire
L’insécurité qui sévit dans le pays continue de menacer la paix publique. La population haïtienne est prise de panique. En ce sens, les habitants des rues Marcelin, Capois et del’avenue Christophe ont dressé leurs barricadesafin de dénoncer les cas de kidnapping.Ils exigent la libération de Chantal Numa, directrice de l’Institution Éducation spécialisée( IES)de la rue Marcelin, kidnappée vendredi 11 mars non loin de l’institution. « Les autorités concernées n’y peuvent rien pour nous parce qu'ils sont impliqués dans ces cas d’enlèvements », ont déclaré les habitants de ces zones.
En effet, 10 personnes ont été enlevées dans la capitale durant la journée du 11 mars, dont Ernst Lafleur, directeur du collège Jacques Roumain, à l'avenue John Brown, Lalue et Chantal Numa, directrice de l’InstitutionÉducation spécialisée à la rue Marcelin. En ce qui concerne le directeur du collège Jacques Roumain, c'est un rapt collectif parce que la victime a été kidnappée en compagnie de son épouse et d'une autre personne.
Pour les citoyens de ces zones mentionnées ci-dessus,les autorités se révèlent de plus en plus impuissantes contre les gangs armés qui ne font que nourrir l'insécurité exacerbée par les différents cas de kidnapping spectaculaires à travers les rues de Port-au-Prince. Cette situation est devenue de plus en plus stressante, ont-ilssignalé.Pour cause, les employés de l'Institution Éducation spécialisée ( IES) située à la rue Marcelin ont érigé des barricades et pneus enflammés en lançant des bouteilles. « C'est le seul moyen qu'on trouve pour exiger la libération de Chantal Numa. Elle est une mère pour nous, et c'est elle qui s’occupe des enfants vivant avec des handicaps physiques et psychiques depuis des lustres. Les enfants sont en peine depuis vendredi. Ce n'est pas possible de vivre chaque jour ainsi. Où sont les autorités concernées »,ont demandé les employés de l'IES.
Parallèlement,un jeune homme avait été tué dans l’après-midi du vendredi 11 mars 2022, à Port-au-Prince, à Poste Marchand,suite à une fusillade orchestrée dans la zone par des individus armés à bord de motocyclettes. De son côté,leBarreau de Port-au-Prince appelle ses membres à ne plus se rendre dans les locaux du Palais de justice en raison de l’insécurité grandissante qui s'installe dans le pays alors que l’association des Médecins haïtiens a lancé trois journées de grève question d’exiger la libération des médecins qui ont été kidnappés la semaine écoulée.
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