L’organisation Femme fière s’inquiète de la vulnérabilité des femmes
Lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi 9 mars 2022 au local de l’Institut national d'administration, de gestion et des hautes études internationales ( INAGHEI), le comité de Femme fière, une structure formée par des étudiants de presque toutes les entités de l’Université d'État d’Haïti, dit s’engager à aider les jeunes filles et femmes à se valoriser et à lutter contre leurs traumatismes de tous les jours . C'est autour de la thématique « L’insécurité par rapport à ses impacts particuliers sur les femmes ; autres séquelles et traumatismes inavouables que s’est réuni le panel constitué notamment par l'avocate Auguste Rosy Ducéna, directrice de programme du Réseau national de défense des droits humains ( RNDDH), de la professeure Johanne Refuse psychologue et de la journaliste Lousse Mara Dorcin . Par ailleurs, le RNDDH a recensé 50 personnes victimes de violences dont 14 % sont des femmes, a mentionné Auguste Rosy Ducéna.
« Jeune fille tu peux » est l'un des slogans de cette structure. Cette devise vise à motiver les femmes et les filles afin qu'elles reprennent confiance en elles. La société met toujours les femmes en défi, pensant que les femmes ne peuvent faire telle ou autre chose. De l'avis de la coordonnatrice générale de Femme fière, Jénnipher Antoine, les femmes sont capables de tout faire. « Nous avons constaté que le niveau d’insécurité dans le pays est flagrant, tout le monde est victimes. Mais malheureusement, au vu et au su de tous, les filles et les femmes subissent l’insécurité de façon constante. Elles sont obligées de faire profil bas pour ne pas être victimes de violences physiques et/ ou verbales », a expliqué Jennifer Antoine. Cette dernière dit « espérer que les autorités concernées vont prendre des mesures considérables pour permettre aux citoyens de vaquer librement à leurs activités. Il faut résoudre le phénomène d’insécurité globalement parce que ce problème n'est pas celui d'un groupe de personnes ou d'une catégorie. Il suffit d’avoir de la volonté ».
D’autre part, le Réseau national de défense des droits humains ( RNDDH) a recensé 50 personnes qui ont été assassinées par armes blanches et par balle, dont 14 % sont des femmes pendant le mois de janvier 2022 a fait savoir la directrice de programme du RNDDH Auguste Rosy Ducéna. Parallèlement, elle a indiqué que les femmes et les filles non seulement sont victimes d’enlèvement suivi de séquestration contre rançon, mais elles sont également systématiquement victimes de viols.
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