Des propositions de sortie de crise encore et encore !
L’Accord populaire pour une sortie de crise institutionnelle est présenté le mercredi 14 juillet 2021 par les organisations de la société civile et les partis politiques signataires du document qui en ressort. Un juge à la Cour de cassation pour remplir le vide présidentiel et un conseil formé par le tiers Sénat toujours en fonction, ce sont l’ensemble des propositions qui constituent le rapport susmentionné.
« Les partis politiques, organisations socio-politiques, les organisations de base et de la société civile haïtiennes, les organisations religieuses … se mettent d’accord sur le choix d’un juge à la Cour de cassation ( crédible, honnête et impartial (e) ) pour remplacer le vide présidentiel dument constaté et devant être assisté par un conseil impliquant le tiers du Sénat restant », lit-on dans le document signé par plus d’une vingtaine de partis politiques et plus d’une centaine d’organisations de la société civile, d’après les membres de la structure politique Chemen delivrans Ayiti.
Selon Jean Celysca, membre du CDA, l’accord présenté repose sur un précédent. En effet, pour revenir à l'ordre constitutionnel, les initiateurs ont puisé dans la version créole de la Constitution de 1897 non amendée puisque la Constitution amendée n’a pas de provision légale face à la crise sociopolitique actuelle. « Si nous sommes des démocrates, nous devons prioriser les institutions même si elles ont des faiblesses et travailler pour leur renforcement », fait savoir Jean Celysca.
La démocratie repose sur la pluralité politique et organisationnelle. Il faut les institutions dans une société démocratique, explique le représentant du parti Chemin delivrans Ayiti. Il critique le fait que certains groupes ont proposé la direction du pays à une tierce personnalité en mettant de côté les institutions. « La meilleure façon d’amortir la chute est de renforcer les institutions.
Pour sa part, Samedy Simson pense que cet accord permettra à la population de regagner la confiance perdue dans la société. Selon lui, les structures en question se sont organisées et ont travaillé ensemble depuis plus d’une semaine pour permettre la matérialisation des propositions dans le rapport. Celui-ci est le reflet de la réalité socio-politique et c’est avec ce rapport qu’on peut parvenir à un consensus institutionnel en faisant choix d’un juge à la Cour de cassation pour résoudre l’ensemble des problèmes de crise socio-politique.
Les structures politiques et de la société civile signataires de l’accord disent commencer la mobilisation dès la présentation de l’accord, le 14 juillet. Elles exigent un juge à la Cour de cassation à la tête du pays, assisté par le conseil formé par le tiers Sénat. Elles demandent également à la communauté internationale de ne pas s’impliquer dans les affaires internes du pays.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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