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Crise en Haïti : la position de communauté internationale prend de l’épaisseur

Crise en Haïti : la position de communauté internationale prend de l’épaisseur

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Cela fait 8 jours depuis que la crise haïtienne a pris une dimension tout à fait particulière. Chacun des secteurs essaie de proposer des solutions, mais c’est la communauté internationale, notamment les États-Unis qui semblent avoir les commandes.

Depuis la mort du président Jovenel Moise, le pays est plongé dans une crise sans précédent. Tout le monde essaie de comprendre qui est mieux habilité à gérer la transition en attendant l’élection d’un nouveau président. En raison de l’effondrement des institutions, les solutions constitutionnelles ne tiennent plus. Des acteurs de la société civile, dont les membres de la Commission nationale pour la recherche d’une solution haïtienne de la crise multiplient les réunions pour que la solution qui sera adoptée soit une solution qui émane des partis politiques et organisations de la société civile.

Dans cette optique, la structure a déjà rencontré plusieurs partis politiques et organisations de la société civile, dont PHTK, MTV-Ayiti, Unir-Haïti, RDNP, Fanmi Lavalas, etc. Cette entité cherche à dégager un consensus entre les acteurs, en vue d’adopter une solution qui reflète les aspirations de la population. Mais en dépit de ces efforts, il est presque certain que les structures politiques nationales n’auront pas le dernier mot. Mardi 13 juillet, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a exhorté les dirigeants politiques du pays à se rassembler autour d'une vision inclusive et pacifique.

Tout ce que cherche le secrétaire d’État américain, c’est de pousser les acteurs vers l’organisation d’élections libres et équitables cette année. Mais avant, un personnage politique doit prendre les commandes de la présidence provisoire en vue d’organiser les élections générales pour le renouvellement du personnel politique en Haïti, d’ici février 2022. Le premier pays à envoyer une délégation en Haïti est les États-Unis. Des représentants du gouvernement américain étaient à Port-au-Prince ce dimanche 11 juillet dans l’idée de discuter avec les différents protagonistes pour une sortie de crise.

Pour l’instant, Washington hésite à envoyer ses troupes en Haïti, mais la Maison-Blanche ne tardera pas à le faire au cas où cette situation qui n’est plus sous contrôle se dégénèrerait. Peu de temps après l’assassinat de Jovenel Moise, le Premier ministre démissionnaire, Claude Joseph, avait demandé aux États-Unis un déploiement de forces pour l’aider à juguler la violence, craignant ce qui pourrait arriver avec l’annonce de l’assassinat du chef de l’État. Le pays évolue dans une situation de calme précaire. Mais les gangs armés ne cessent pas de faire parler d’eux. En raison de Martissant, le sud-est toujours séparé du reste du pays.

Aucun des potentiels remplaçants de Jovenel Moise ne fait l’unanimité. Constitutionnellement parlant, ni Claude Joseph, ni Joseph Lambert, encore moins Ariel Henry, ne sont en droit de diriger le pays. Ils ne peuvent accéder à la présidence provisoire d’Haïti sans un consensus incluant l’ensemble des forces vives de la nation. Mais le problème dans tout cela, c’est que les différents clans politiques n’ont pas l’intention de céder. La communauté internationale a tenté de passer en force en donnant sa bénédiction à Claude Joseph pour assurer l’intérim jusqu’à l’organisation des élections. Mais cette décision risque de diviser encore plus la société, et aussi aggraver la crise.

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