Des «Avocats engagés» réclament la tenue des assises criminelles dans le pays
Les Avocats engagés du Secteur démocratique et populaire dénoncent l’actuelle situation politique précaire. Pour faire face à cette crise, ils invitent les acteurs à un dialogue ouvert et incluant les propositions de toutes les couches de la société. Ils ont aussi profité de cette occasion pour exiger la délocalisation du parquet de Port-au-Prince et la tenue des assises criminelles pour faciliter la libération des personnes en détention préventive prolongée.
Lors d'une conférence de presse durant la journée du 3 mars 2022, le porte-parole des Avocats engagés du Secteur démocratique et populaire, Me, Frantz Jules, se dit consterné par le nombre des travailleurs de la presse victimes des représailles de la PNH et des malfrats dans le pays. Plus précisément, il s'est attardé sur la mort du journaliste Maxilien Lazard qui a été tué la semaine dernière, durant l'une des journées de protestation qui ont été organisées par les ouvriers de la sous-traitance.
Cependant, conscient de la crise qui perdure dans le pays, le porte-parole des avocats appelle la population, mais aussi les acteurs à la conscience citoyenne. « Nous sommes arrivés à un moment où nous devons mettre tous nos intérêts de côté. La situation du pays est gravissime. Nous sommes à un point où nous devons prendre conscience et travailler ensemble pour sortir le pays de la crise où il se trouve, sinon ce sera de mal en pire et nous périrons tous », a souligné Me Frantz Jules. Il a poursuivi son discours en invitant les acteurs à un dialogue franc, ouvert et qui cible tous les secteurs de la société, en vue de donner une réponse aux divers problèmes qui rongent la société.
Parallèlement, le porte-parole des avocats engagés du secteur démocratique et populaire a félicité le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ariel Henry qui a procédé à la libération d'un grand nombre des prisonniers politiques. En ce sens, Me Frantz Jules a fait savoir qu'il y a un grand nombre de personnes qui sont encore écrouées dans diverses prisons du pays à cause de leurs positions politiques. Ainsi, les avocats exigent que le Premier ministre Ariel Henry se penche sur le sort de ces hommes, principalement des militants politiques qui ont été arrêtés à Petit-Goave, au Cap-Haïtien, à Mirebalais, à Port-de-Paix, à Port-au-Prince et dans diverses autres villes du pays. « Nous voulons leur libération sans aucune condition », a-t-il martelé.
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