HAÏTI / ÉLECTIONS Les recommandations de L’OCNH
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L’Organisation des citoyens et citoyennes pour une nouvelle Haïti (OCNH), dans un nouveau document, a fait des recommandations sur la nécessité de trouver un consensus à la crise haïtienne afin d’arriver, selon les prescrits de la Constitution, au changement du personnel politique en Haïti.
Camille Occius, coordonnateur de l’OCNH décrit cette structure comme une organisation de promotion et de défense des droits humains pour le changement social dans l’optique de contribuer à l'avènement d’une nouvelle Haïti juste et égalitaire.
Dans un nouveau document, l’OCNH dit regretter que le pays fasse toujours face à de multiples difficultés qui existaient déjà avant l’assassinat du président Jovenel Moise et qui se sont aggravées depuis sa mort.
Une situation de crise aiguë qui débouche sur de nombreuses revendications sociales, de mobilisations populaires. Les politiciens, quant à eux, se livrent corps et âme au choc des intérêts et dans la lutte pour le pouvoir. Ce qui ne fait qu'affaiblir les institutions ou ce qui en reste.
À travers ce document, il est mentionné que pour arriver au changement du personnel politique d’un pays dit démocratique, seul les élections permettent d’y accéder.
Dans un pays comme le nôtre qui a choisi la démocratie comme modèle de pouvoir politique, cet exercice est donc nécessaire pour que de nouvelles têtes issues des urnes puissent parvenir au timon des affaires.
« Plusieurs paramètres techniques et politiques ont été considérés à travers ce document pour enfin aboutir à la conclusion qu’on ne peut pas prendre le risque d’organiser des élections en Haïti en ce moment, sans un changement de paradigme et un accord sur la Constitution, car les échéances constitutionnelles nous ont devancés », a fait comprendre le coordonnateur.
En outre, M. Occius a mis l’emphase, à travers ce document, sur certains problèmes actuels à résoudre pour la réalisation des prochaines joutes électorales.
Tout d’abord, il est question de la mise en place du CEP. Aussi, le problème de la Constitution reste entier puisqu’il n’a pas d’harmonie entre le temps constitutionnel et le temps électoral. Le document a également mis en évidence le problème de mobilité des candidats qui auront à faire campagne. Sans compter les incertitudes autour de la carte CIN Dermalog. Pour finir, le problème de financement a été aussi considéré par l’organisation de défense des droits de l’homme.
Selon elle, il y a toujours deux sources de financement: l'État haïtien et la communauté internationale.
Il est impératif de trouver un accord politique pour pouvoir compter sur l’aide financière de l’étranger d’où l’importance de conjuguer nos efforts afin d’arriver à financer nous-mêmes nos élections qui est une expression de souveraineté nationale.
Enfin, dans l’état actuel des choses, pour penser à la réalisation des élections en Haïti, l’OCNH recommande au gouvernement haïtien de trouver un accord politique capable de mettre en confiance les acteurs politiques et ceux de la société civile ; de définir un plan clair et bien défini pour éradiquer l’insécurité ; de mettre sur pied un CEP composé de personnalités crédibles, compétentes, et capables d’inspirer confiance ; de créer une commission d’évaluation sur la qualité et la fiabilité de la carte Dermalog ; d’éliminer le centre de tabulation CT considéré comme étant un simple service de l’administration centrale du CEP qui est budgétivore et source de corruption dans les élections antérieures ; et de former des juges électoraux pour un meilleur traitement des contestations électorales.
Gerard H. Resil
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