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Insécurité : les étudiants du CEFEF ont bloqué la troisième circonscription

Insécurité : les étudiants du CEFEF ont bloqué la troisième circonscription

La troisième circonscription de Port-au-Prince était en ébullition, le jeudi 30 janvier 2020. Les étudiants du CEFEF, mécontents de la situation d’insécurité qui fait rage dans la zone, avaient paralysé toutes les activités en vue d’exiger que l’État central reprenne en main le contrôle de la situation.

Au niveau de la troisième circonscription, la situation a été très tendue le jeudi 30 janvier 2020. Les étudiants du CEFEF ont bloqué la circulation durant plusieurs heures. Ce, pour exprimer leur mécontentement face au laxisme de l’État qui a abandonné la zone à des civils armés qui prennent en otage toute la circonscription. Ils les empêchent du coup à poursuivre en toute sérénité leur formation. Ils étaient particulièrement hostiles au chef de l’État qui, selon eux, n’a pas endossé sa responsabilité dans la conjoncture.

La route a été complètement bloquée à hauteur de Martissant. Les protestataires ont usé de tout en vue de faire passer leur revendication. Pneus enflammés, jets de pierre sont parmi les moyens utilisés pour entraver la voie. Riverains, passant ainsi que les voyageurs venant du Grand sud, sans distinction, étaient en difficulté énorme pour traverser ce périmètre. Visiblement furieux, ils clouent au pilori les autorités qui ne font rien pour assurer la reprise normale des activités à ce niveau. Selon eux, les dirigeants accordent libre champ aux civils armés qui opèrent en toute quiétude dans la troisième circonscription.

Comme tout le monde, cette situation parait préoccuper les étudiants qui ne peuvent plus aller à l’école. D’ailleurs, le CEFEF se situe en plein cœur de cette zone assiégée. Les revendicateurs rappellent aux responsables que la liberté de circuler et de s’éduquer est un droit. Par conséquent, ils doivent prendre les mesures qui s’imposent pour pallier la situation. Pris dans l’étau, ils veulent à travers ce mouvement de protestation, mettre l’État en face de sa responsabilité.

Cette situation a aussi provoqué la colère des usagers de la zone qui pensent qu’il est temps que finisse la récréation. À leur avis, il est inconcevable que le pays continue dans cette situation qui rend la population anxieuse. Se référant au discours du chef de l’État, les riverains disent espérer qu’il va finalement tenir parole. Ce sera une occasion importante pour lui de se reprendre, opinent-ils. Par ailleurs, ils invitent les étudiants à être moins radicaux dans leur protestation.

Notons que ce n’est pas pour la première fois que ces étudiants ont paralysé cette zone. Cette fois, l’objectif a changé. Au lieu de meilleures conditions d’apprentissage, de la réalisation de stage académique, entre autres, ce jeudi, ils exigeaient ce que plus d’un ne cesse de réclamer : de la sécurité, condition sine qua non pour qu’ils puissent venir convenablement à l’école et poursuivre dans la sérénité leur étude

Daniel Sévère
 

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