L’ANNIH réclame des réformes dans l’éducation haïtienne
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L’Association nationale des normaliens indépendants d’Haïti réclame une augmentation de 35 % du budget alloué à l’éducation. Dans une conférence de presse le jeudi 10 février 2022, les membres de cette structure ont critiqué le laxisme des autorités haïtiennes face à la montée du kidnapping et des actes d’assassinat dans le pays. Ils ont fait valoir l’importance de l’éducation pour résoudre les problèmes sociaux dans le pays notamment l’insécurité généralisée.
« L’État haïtien doit nommer plus de professionnels compétents dans le système éducatif haïtien tel que les étudiants finissants de l’École normale supérieure », affirme le coordonnateur de l’ANNIH, Ferdy Richard. Les étudiants de l’ENS, tout au long de l’année 2021, ont mené plusieurs mouvements afin d’exiger leur intégration dans le système éducatif haïtien selon le protocole d’accord signé entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ( MENFP) et ladite école en mai 2013; des absences de professeurs étant un problème récurrent dans bon nombre d’écoles publiques.
D’autre part, Ferdy Richard recommande la construction de plus de lycées et d’écoles nationales, la nomination de professeurs qui sont déjà dans le système sans être reconnus formellement, de revoir la grille salariale des enseignants à la hausse, des avantages sociaux dans les écoles, des laboratoires, bibliothèques et salles de jeux disponibles pour les élèves. « Une augmentation du budget rectificatif pour l’éducation permettrait aux autorités de répondre à ces différentes revendications », pense le coordinateur général de l’ANNIH.
Pour les membres de l’Association nationale des normaliens haïtiens, une augmentation de 35 % de ce budget permettrait de lutter contre l’insécurité en Haïti. 200 millions de dollars tel est le fonds disposé pour l’éducation en Haïti, ce qui équivaut à 10 % du budget national. « L’État haïtien investit également dans l’éducation de plusieurs millions d’enfants et de jeunes qu’il n’encadre pas après quelques années » déplore Jackson Germain, secrétaire général de l’ANNIH qui fait également un plaidoyer pour que les écoles soient pourvues de cantine scolaire. Les responsables du Programme national de cantine scolaire (PNCS) sont appelés à jouer leur partition et fournir de la nourriture dans les écoles publiques pour les professeurs et les élèves, déclare Jackson Germain.
Pour le coordinateur adjoint de l’ANNIH, Kemsly Théodat en concertation avec d’autres structures de syndicats, d’organisations populaires et de partis politiques, valoriser les écoles permettrait de réformer l’éducation dans le pays tout en contribuant à résoudre les problèmes liés à la crise économique, à l’instabilité politique, l’insécurité.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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