Vent de panique dans la capitale ce mercredi
Les policiers qui envisagent de syndiquer ont semé la panique sur l’autoroute de Delmas en fin d’après-midi du mercredi 19 février. Suite à la révocation des chefs de file du mouvement syndical, des policiers ont foulé le macadam pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de cette décision.
C’était compliqué à Delmas ce mercredi. En fonction de la direction de ce mouvement, le pire est à imaginer. Il est difficile de conclure que c’est un mouvement avec uniquement la participation des policiers. Devant les caméras de la presse, des individus encagoulés ont défilé. Et les séances d’entrevue font toujours place à un concert de cartouche tout le long du parcours de la manifestation.
La panique totale. Sur la route de Delmas, entre Delmas 48 à 56, ces hommes armés encagoulés ont semé la terreur. À moto, ils défilent et tirent à tout bout de champ ! Les agents en uniforme n’ont pas riposté. La PNH est jusqu’à date passive vis-à-vis du spectacle offert par ces agents depuis plusieurs semaines. L’unique réaction des autorités a été la révocation des chefs de file. Une révocation jugée trop rapide par des observateurs.
La riposte contre la révocation des policer est amère. Cette même situation a été dupliquée au niveau de Nazon, Lalue, et au Centre-ville de Port-au-Prince. Négligée au départ, cette crise au sein de la PNH est en passe de s’aggraver. Depuis quelque temps, un groupe de policiers revendique le droit de se regrouper en syndicat. Ayant vu leur droit refusé, ce groupe de policier rentre en rébellion avec les hauts gradés de l’institution. Depuis, c’est la débandade au sein de la PNH.
Le directeur général, Normil Rameau, a du pain sur la planche. À présent, la PNH est divisée en deux groupes. Et les opinions sont nombreuses vis-à-vis de cette situation. Il y en a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre de façon catégorique, ceux qui estiment que ce n’est pas encore le moment, ou qui veulent que ce soit une chose très structurée, cette affaire de syndicat. Recoller les morceaux de la PNH ne sera pas chose facile tant que ces revendications ne sont pas satisfaites.
Des organisations de défense des droits humains, dont le RNDDH, sont favorables à la naissance d’un syndicat au sein de la PNH dans le respect de la loi. D’autres au contraire, comme c’est le cas avec la FJKL, expliquent qu’un syndicat au sein de la PNH serait un grave danger pour la survie de l’institution. La FJKL estime que le contexte est trop fragile en matière sécuritaire, et condamne les excès des policiers qui envisagent de créer ce syndicat.
Evens REGIS
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