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Gonaïves : ce que l'on sait de la disparition des panneaux solaires à l'Hôpital la Providence

Gonaïves : ce que l'on sait de la disparition des panneaux solaires à l'Hôpital la Providence

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La justice est à pied d’œuvre dans la commune aux Gonaïves depuis l'annonce, la semaine dernière, de la disparition mystérieuse de 16 panneaux solaires installés sur le toit de l'hôpital la Providence des Gonaïves., les autorités judiciaires et policières ont été saisies du dossier. Au total 8 employés de l’hôpital ont été arrêtés et des confiscations ont été réalisées, après perquisitions dans les entreprises privées du docteur Jude Renélique, directeur de l’hôpital, qui est actuellement en vacances à l'étranger.

Les langues se délient aux Gonaïves autour de l'affaire de la disparition des 16 panneaux solaires parmi les 270 installés sur toit de l'hôpital. D'un côté, certains s’acharnent sur le directeur de l'HPG ; d’autres soutiennent Jude Renelique. Ils dénoncent au passage un lynchage médiatique qui vise à salir les images d'un jeune travailleur à des fins politiques.

Dans une interview accordée au journaliste Jodherson Cadet lundi dernier, Dr Renélique a nié avec fermeté toute implication dans cette affaire, car il n'était pas dans le pays au moment des faits. « Je n'étais pas au pays quand les faits révélés se sont produits. Lorsque j'ai appris la nouvelle, j'ai ordonné à l'administrateur de faire appel à la justice pour trouver les coupables. Et j'ai écrit aussi au Conseil de gestion de l'hôpital pour les informer de la situation et les directives à adopter », a-t-il avancé.

Pour expliquer les accusations qui le visent, Dr Renélique évoque des persécutions politiques. « Ce scandale est déclaré parce que j'arrive à avoir le contrôle de la boîte. Vous savez, la lutte contre la corruption, l'indiscipline, l'absentéisme et les chèques zonbi (j'ai un stock pour le prouver) n'est pas chose facile. C'est pour ces raisons que j'ai toujours subi des menaces et des persécutions politiques. Comment comprenez-vous, l'action s'est produite en mon absence. Pourtant j'ai été le premier à réagir sur le dossier pour demander à l'administrateur de faire appel à la justice. Le juge m'a invité et j'ai répondu correctement à l'appel. Cependant, sans aucune accusation, ils ont fouillé ma maison et mon business. Alors qu'ils ne trouvaient pas ceux qu'ils cherchaient, ils ont emporté batteries et inverter bien que l'hôpital n'a pas déclaré de perte de ces matériels. Autre chose, je n'ai pas de véhicule de fonction, donc je n'ai pas de chauffeur. Mais certains disent qu'ils ont arrêté mon chauffeur. Je n'ai pas de frère. Pourtant ils disent que le logisticien est mon frère. Nous sommes assez grands pour comprendre que ces actions constituent un coup monté pour me détruire à cause de ma rigidité dans la direction de l'hôpital. Je veux que tout le monde sache que je suis un médecin, entrepreneur avec 15 ans de carrière dans la direction d’hôpital d'État et 16 ans comme businessman. Je mène une vie modeste et honnête, a-t-il conclu.

De son côté, Me Ralph Dieuconserve, administrateur de l'hôpital, a présenté au journal Le National, un ensemble d'irrégularités de l'hôpital bien avant sa prise de fonction en 2018. « Quand je suis arrivé à l'hôpital, j'ai constaté qu'il y a un problème de moyens. C'est un hôpital qui ne marche pas parfaitement bien. Il est vrai que l'état paie quelques employés et donne 4 mille gallons d'essence par mois. Mais les employés rémunérés par l'État sont en sous-effectif. L'hôpital a dû employer des personnels à gage. Pour fonctionner normalement, l'hôpital a besoin de 7 mille gallons d'essence. Cependant, en ce qui a trait à la perte des panneaux solaires, je veux rappeler à tout le monde que ces panneaux ne fonctionnaient pas depuis le check up au moment de leur installation. Après ils sont restés sans être utilisés. Ce que je veux encore rappeler, c'est qu'il est difficile de savoir s'il y a eu perte. La révélation a été faite par de nouveaux techniciens qui étaient en charge de rendre opérationnel le système. C'est alors qu'ils ont découvert la perte. Le rapport du technicien date du 25 janvier 2020. J'ai trouvé le rapport le 16 février 2020. Depuis lors, j'ai entamé des démarches pour inviter le juge de paix pour le constat. J'ai même dû aller chez le juge parce qu'il était difficile à trouver. Cependant, le juge est venu sur les lieux plus d'une semaine après la prise de contact. Après le constat et l'audition de plusieurs employés, dont moi-même, 8 employés ont été arrêtés. Ce que je déplore dans l'histoire c'est que certains des employés qui ont été mis en garde à vue n'ont pas été entendus. Il y a aussi un ensemble de commentaires diffamatoires entendus un peu partout. Le dossier concerne 16 panneaux solaires et rien d'autre. Je demande à tout le monde de laisser la justice faire son travail », a-t-il déclaré.

L'administrateur qui n'arrive pas lui non plus à expliquer la perte des panneaux, souhaite que la justice fasse son travail afin de punir les coupables.

Le juge Yves Darice qui était présent au moment des perquisitions, à relevé qu'il a ordonné la saisie de batteries et d’un inverter qu'il n'arrive pas à relier à HPG qui ne font pas non plus partie des objets recherchés. Mais, toutefois, affirme avoir trouvé à la pharmacie une boîte de gants taguée HPG.

Me Guy Latortue, avocat du Dr Renélique se dit étonné que les perquisitions soient réalisées uniquement chez le directeur. Pour lui, le juge n'a trouvé aucune trace de médicaments ou d'autres objets appartement à l'HPG dans les cliniques et pharmacie du directeur médical de l'hôpital la providence des Gonaïves..

Me Serard Gasius, commissaire du gouvernement, a parlé de sabotage. Comme des lits, médicaments et matériels disparus dans l'hôpital. Il charge sans réserve la qualité du service fourni. Il promet de faire régner la justice. Il critique le directeur médical et le directeur départemental qui selon lui, sont responsables dans cette affaire. Et ils devront répondre à la justice pour expliquer les décisions qu'ils ont prises pour éviter ces dérives.

Notons que, il y a environ quatre mois, au moment de «pays lock» l'hôpital a eu beaucoup de mal à fonctionner en raison des problèmes d'électricité suite à un plan de rationnement adopté par la centrale électrique Simon Bolivar.

Lesly Succès

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