Un nouveau PM : le Collectif 4 décembre et Vive Haïti se questionnent sur l'objectif réel de l'Exécutif
Écouter l'article
Le président de la République vient de nommer et, du coup, installer son dernier Premier ministre. Ce dernier a la lourde charge de redresser la barque du pays. Le collectif 4 décembre et Vive Haïti, pensent qu'il ne s'agit qu'en réalité d'une perte de temps.
En l'espace de 24 heures, le Premier ministre fraichement nommé a mis sur pied le gouvernement d'union nationale tant attendu. Ce dernier, selon la Présidence, issue des consultations intersectorielles, aura la lourde responsabilité de travailler au redressement de la situation. Mission impossible, selon Jean Robert Argant et Biron Odigé qui pensent que le problème haïtien dépasse de loin la désignation d'un Premier ministre.
« Cette nomination ne va rien apporter de plus dans la situation actuelle du pays. Nous n'avons pas un problème de Premier ministre. Ce choix va accélérer notre descente aux enfers », opine M. Argant qui décèle dans cette décision une stratégie strictement personnelle et égoïste. Jean Robert Argant voit plutôt une relance vers la satisfaction personnelle des intérêts individualistes qui écarte toute possibilité d'envisager des solutions au marasme dans lequel se trouve le pays.
Comme plus d'un, l'homme d'affaires fait une projection apocalyptique sur les futures retombées de cette mesure. « Les problèmes vont s'empirer. Malheureusement, nous faisons du surplace », regrette-t-il. M. Argant plus loin, croit que le pays vit dans l'extrême urgence de se réunifier. Avant d'aboutir à la conférence nationale souveraine tant souhaitée, dit-il, il est un impératif que tous les acteurs se joignent autour de la même table en vue de vider les contentieux et rétablir la confiance réciproque.
Le responsable du Collectif 4 décembre se plaint aussi le fait que l'insécurité monte à une vitesse de croisière dans le pays et que, les autorités y ferment les yeux. À bien suivre celui qui avait invité la population à marcher contre la corruption et, plus récemment, contre l'insécurité, les autorités font fi des défis auxquels fait face la nation contre la satisfaction de leurs propres intérêts.
Encore une fois, Biron Odigée n’a pas été clément envers l'équipe au pouvoir. Selon lui, les soucis de la population n'intéressent pas les dirigeants. Ils ignorent la question de l'insécurité en essayant de donner d'autres préoccupations à la nation. « Ils essaient de nous focaliser sur d'autres sujets pendant qu'ils s'arrangent à finir avec ce qui en reste du trésor public », dénonce-t-il appelant la population à assumer pleinement ses responsabilités.
Daniel Sévère
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.