SPNH : la classe politique salue la décision du CSPN
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Les policiers ont finalement obtenu le droit de se constituer en syndicat. La décision y relative a été prise lors du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN, le mardi 10 mars 2020. Une décision saluée par des leaders de l'opposition.
« C'est un pas dans la bonne direction », martèle, Victor Benoit en réaction avec cette décision annoncée par le président du CSPN, Joseph Jouthe, et concrétisée par un arrêté daté du 11 mars en cours. Selon l'homme politique, il est dommage que les politiques aient toujours tendance à laisser empirer les choses avant d'agir. Les dérives, auxquelles on a assisté lors des récentes mobilisations policières, résultent de l'entêtement des hommes au pouvoir. Plus loin, M. Benoit dit souhaiter que les autorités tiennent compte des autres revendications des protestataires. Avec cette mesure, précise-t-il, les contestataires ont une meilleure disposition d'esprit pour entamer des discussions plus sereines avec le pouvoir.
Le professeur en a aussi profité pour critiquer la décision du chef de l'État, qui a choisi de façon unilatérale, son Premier ministre dans une conjoncture aussi fragile. Le représentant de « Mache kontre » affirme ne pas vouloir tirer à boulets rouges sur le nouveau Premier ministre qu’il avoue n’avoir rien à reprocher. À en croire le vétéran de la politique en Haïti, il n'y a rien de glorieux dans cette initiative personnelle du président qui ne fait que consolider son pouvoir. Victor Benoit, enfin, formule le voeu que PM tend l’oreille aux revendications populaires, comme il l’a fait pour les policiers.
De son coté, le porte parole de Fanmi lavalas, pense que les victimes, d'une façon ou d'une autre, des violentes manifestations policières, doivent porter plainte contre l'État haïtien. Selon lui, ces désordres ont été minutieusement calculés par l'équipe en place aux fins de détourner l'attention de la population de ses problèmes fondamentaux. Les exactions commises engagent la responsabilité de l'État.
Biron Odigé, lui aussi, s'en prend aux autorités qui refusent l'option de la révolution pacifique. La lutte armée, dit-il, ne saurait être la véritable option. Par ailleurs, il invite la population à suivre l'exemple des policiers pour, définitivement, pousser Jovenel Moise vers la porte de sortie. « Les policiers ont tracé la route. C'est à la population de s'assumer », soutient le numéro un de Vive Haïti.
Daniel Sévère
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