Inondations à Cap-Haïtien : Les sinistrés attendent encore l'aide de l'État
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Quatre (4) jours après les récentes inondations qui ont fait des milliers de sinistrés dans le département du Nord, des centaines d'entre eux n'ont toujours pas encore regagné leur résidence.
L’aide annoncée par le gouvernement se fait toujours attendre.
Éparpillées dans des abris temporaires, les victimes se plaignent de ne pas, jusqu'ici, trouver l’assistance promise par les autorités.
À l'église Tabernacle de Louanges, située à l'entrée sud du Cap-Haïtien, plus de 500 personnes, dont des femmes enceintes, des nourrissons et des personnes handicapées, attendent encore l'aide des autorités locales. Elles ont pu survivre grâce aux efforts déployés par les responsables de ce temple qui ont distribué des plats chauds et des articles de toilette.
« Nous faisons ce que nous pouvons pour les aider. En effet, Tabernacle de Louanges est une maison de refuge même en temps normal. Nous n’avons même pas reçu une visite des autorités responsables. Nous accueillons actuellement 516 la journée. Cependant, le nombre est multiplié par trois le soir », a fait savoir le révérend pasteur Jephté Lucien, le numéro 1 de l'église Tabernacle de Louanges, qui, en même temps, a souligné qu'une équipe de chrétiens de l'église est mobilisée pour secourir les sinistrés en attendant qu'elles retrouvent leurs maisons.
De son côté, le responsable de la protection civile de l'église Tabernacle de Louanges, l’agronome Wesner Dénis Gédéon, a déploré la manière dont les autorités gèrent la situation. « Elles n'ont rien apporté aux victimes. C’est pour la première fois que l'État est aussi absent dans une telle situation » a déclaré le laïc engagé, tout en évoquant l'irresponsabilité des autorités locales et l'ignorance des citoyens qui continuent d’investir dans des constructions anarchiques, sous les yeux impuissants de l'État.
« Ma maison est complètement inondée. Je l’ai laissée depuis quatre jours, je n'ai aucun espoir de la retrouver intacte à mon retour. La zone ressemble toujours à un océan ; de nombreuses maisons sont toujours à l’abandon ; pas le moindre signe d’un retour à la normale », s’est plaint un sinistré venant de Blue Hills, un quartier complètement submergé.
Léila Pierre, élève de la troisième année fondamentale, n'espère pas retourner à l'école, car dit-elle, ses fournitures scolaires sont noyées sous les eaux.
Rappelons qu'au moins 6 personnes sont mortes dans les inondations qui ont frappé le département du Nord, 2 autres personnes sont portées disparues. Plus d'un millier de maisons sont endommagées et plusieurs autres détruites.
Des officiels du gouvernement, dont le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Liszt Quitel, étaient en visite d'évaluation pour constater l'ampleur des inondations. Des promesses ont été faites et les sinistrés sont dans l’attente.
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