Quelle perspective avant le 7 février?
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La date du 7 février marquant la fin du mandat présidentiel de Jovenel Moïse est proche. Des citoyens craignent le silence des acteurs politiques qui ne cherchent pas à résoudre la crise par un dialogue franc. Ils doutent de la distance qui existe entre le Premier ministre Ariel Henry et les principaux signataires des différents accords. Selon leurs propos, seul un accord, entre les principaux secteurs, pourra garantir un climat de paix dans le pays.
« Il n’y a pour le moment aucune institution légale et constitutionnelle pouvant faciliter le pays à sortir de la crise, dès la date du 7 février. Le président Jovenel Moïse a laissé le pouvoir avec un Parlement complètement dissout, un pouvoir judiciaire sans aucune crédibilité, une économie en pleine défaillance », a souligné le citoyen Girot Pierre. Par ailleurs, à l’approche de cette date, les acteurs devraient faire montre d'une énorme responsabilité, si seulement ils veulent trouver une solution à la crise qui perturbe depuis quelque temps la vie politique de la nation.
Selon M. Pierre, il n’y a pas vraiment de place pour promouvoir tel ou tel accord en ce moment. « L'heure est au dialogue », a-t-il estimé. « Je ne suis pas du côté des signataires de l'Accord de Montana, ni de ceux signataires de l'Accord Pen ou du 11 septembre dernier avec le PM Ariel Henry. Ils doivent mettre leur orgueil de côté, ils doivent se conscientiser au sort du peuple et comprendre que les discordes politiques ne produisent que misère et pauvreté. Les acteurs doivent se mettre d'accord, prendre la résolution de mettre sur place un gouvernement qui aura pour mission de garantir la stabilité dans le pays, établir la sécurité dans le pays, organiser des élections et combler ce vide institutionnel qui fait tant de mal à la bonne gestion de l'administration publique ».
« À quelques jours de la date du 7 février, je suis sceptique sur l'avenir du pays. Je crains qu'il n'y ait des scènes de pillages, de violences et de vandalismes répétées à travers les rues. Nous sommes trop habitués à tout cela et les résultats sont toujours néfastes. Il est temps de voir autrement les choses. On peut faire de la politique par de bonnes négociations, à travers des consensus et en faisant valoir l'intérêt de la nation », a confié M. Pierre.
En ce sens, Girot Pierre espère voir un 7 février 2022 dans le calme, où les acteurs politiques et de la société civile pourront se réunir autour du problème de l'insécurité, de la continuité avec Ariel Henry ou d'une transition qui aura pour tâche principale d’organiser des élections dans le pays.
« Dan ak lang ka mòde. Chacun peut se mettre du côté d'un accord ou d'un autre. Mais la priorité, l'intérêt en ce moment c'est l'avenir du pays. Le dialogue doit être vrai, on doit le primer en ce moment, c'est le véritable besoin. Je conseille aux signataires de l'Accord de Montana, de Louisiane, de Pen et même du 11 septembre à s'unir et trouver une perspective pour mener le pays avant ou après 7 février », a fait-il savoir. « Le PM Ariel Henry doit s'ouvrir au dialogue. Il doit se mettre prêt à tous les consensus. Il doit être conscient de son illégitimité et penser au bien de la nation », a-t-il conclu.
Oberde Charles
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