Insécurité : la PNH est satisfaite des résultats du dispositif mis en place au Bicentenaire
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Au niveau de la 3e circonscription de Port-au-Prince, les bandits armés ne chôment pas. Depuis plus d’une semaine, les affrontements entre bandits armés de village de Dieu, Grand-ravine, 3e et 4e avenue ont paralysé la circulation au niveau de la zone. Près d’une vingtaine de personnes sont mortes et plusieurs en sont blessées. Les riverains ne cessent de fuir la zone. La PNH paraît impuissante face aux assauts de ces bandits. Pourtant, le porte-parole adjoint de la PNH, Gary Desrosiers, estime que les dispositifs mis en place par l’institution policière pour traquer les bandits armés donnent d’impressionnants résultats.
Gary Desrosiers croit que ce dispositif, qui consiste à bloquer la voie sur une partie du Bicentenaire, commence par donner des résultats satisfaisants. Le porte-parole adjoint de la PNH a fait cette considération au moment d’une conférence de presse à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ce mercredi 22 avril. Comme preuve de l’efficacité de cette mesure, Gary Desrosiers a parlé d’une baisse des activités d’enlèvement, rappelant l’implication des gangs au niveau de la 3e circonscription de Port-au-Prince opérant dans la plupart des cas de kidnapping qui ont eu lieu ces derniers temps dans l’aire métropolitaine.
Lors de la reprise des activités dans le pays après la vague du Covid-19, ce dispositif risque de créer de sérieux embouteillages au niveau de cette zone. Pourtant, Gary Desrosiers affirme que l’institution policière n’a pas l’intention de changer cette stratégie. « La PNH n’a pas l’intention de se rétracter sur cette décision », indique-t-il, en ajoutant que l’institution dans sa stratégie pour traquer les bandits se réserve le droit d’apporter certaines modifications dans le fonctionnement normal de cette zone qui, sous l’ère du PHTK, devient un foyer de tension et de violences.
Les habitants expliquent qu’à Martissant, on frôle la mort au quotidien. Depuis l’éclatement de la guerre des gangs, pas un jour sans tension au niveau de cette communauté située à quelques kilomètres du Palais national. Des rafales d’armes automatiques sont entendues presque chaque jour. Pas mal de riverains ont déserté la zone. Des écoles, églises et entreprises de la zone sont exposées à la violence. Les conditions sécuritaires s’aggravent. La semaine dernière, le chef du Conseil supérieur de la PNH, le Premier ministre Joseph Jouthe a confié qu’il s’entretient très souvent avec les chefs de gangs arguant qu’il ne veut perdre aucun citoyen du pays.
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