Le groupe Challenger populaire propose un document de sortie de crise pour Haïti
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Un document a été présenté ce jeudi 20 janvier 2022 en guise d’alternative à considérer pour éviter que le pays sombre encore plus dans l'abîme. Les signataires de ce document se disent convaincus qu’aucun accord et aucune personnalité ne détiennent, de manière unilatérale, la bonne formule devant éviter ce chaos à la nation. En revanche, le groupe propose une table ronde avec tous les représentants des accords afin d’aboutir à un « compromis politique ».
Depuis plusieurs mois, mais surtout après l’assassinat du feu président haïtien Jovenel Moise , des organisations syndicales, de la société civile et du gouvernement sont tous convaincus que la solution à la crise haïtienne doit nécessairement passer par un accord politique devant permettre le dégel de la situation qui ne cesse d’empirer. Ils sont nombreux à croire que la crise que connait le pays et qui a augmenté à partir de cet assassinat a montré clairement la nécessité de changer de système. Voilà pourquoi chacun semble détenir dans sa poche le bon remède ou la formule idéale pouvant y aboutir.
L’un des signataires de ce document, le sociologue Reginald Dume qui présentait ce document, qu’il faut un compromis national pour un gouvernement de transition fiable et rapide. Et, il a plaidé pour une mise en commun de tous les accords : Montana, 11 septembre, PEN, Lari a, Diaspora et Pèp (ankraj popilè).
Selon l'activiste, ce gouvernement de transition aura 5 points comme mission, avec une feuille de route qu’il devra suivre à la lettre pour une durée de 24 mois. À commencer par l’annulation des décrets illégaux et la réalisation d’audits dans les institutions étatiques comme l'ONI, l'ONA, le BMPAD et plusieurs autres.
L’aspect sécuritaire également devra être la plaque tournante des actions de cette nouvelle équipe gouvernementale, spécialement éradiquer le phénomène du banditisme du rapt contre rançon.
Enfin, cette nouvelle équipe devra organiser la conférence nationale et des élections crédibles afin de renouveler le personnel politique de manière démocratique et libre.
À quelques jours seulement du 7 février, la tension monte d’un cran et les candidats à la Présidence et à la Primature sont engagés dans une course contre la montre, pendant que le chef du gouvernement semble ne pas paniquer en rappelant à tous et à chacun que le prochain président du pays sortira des urnes.
Gerard Hirsh Resil
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