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Plaidoyer en faveur d'un accord unique

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L’absence totale de références légales pour placer un nouveau dirigeant au Palais national, après l'assassinat brutal du président Jovenel Moise, semble avoir sensibilisé les acteurs politiques sur la nécessité de se mettre ensemble pour dénouer la crise. Cependant, des acteurs, en fonction de leurs intérêts, se sont mis d'accord. Ce qui a donné lieu à plusieurs propositions, mais également à un autre problème, qui est la nécessité de les fusionner. Déjà plusieurs structures politiques font un plaidoyer en ce sens.

Déjà les accords de Montana et de PEN ont emboîté le pas, initiative saluée par des structures politiques, telle que le mouvement En Avant qui estime dans une note, que le rapprochement PEN-Montana est une avancée majeure vers une solution finale concertée. Toutefois, cette structure, dirigée par l'ancien député Jerry Tardieu, dit souhaiter que d'autres acteurs les rejoignent. En Avant encourage le président du Sénat, Joseph Lambert, et le Premier ministre Ariel Henry à se mettre d’accord pour faciliter au plus vite la tenue d’une conférence politique de haute portée entre les protagonistes majeurs de la crise.


Pour sa part, N ap mache pou lavi dit prendre acte des efforts de certains acteurs politiques, de la société civile ainsi que la diaspora pour un rapprochement des accords. Cependant, il regrette que plus de six mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse, ces acteurs n’arrivent toujours à un consensus suffisant pour doter le pays d’un accord global, alors que les conditions de vie de la population se sont considérablement dégradées, ajouté à tout cela, les incessants actes de criminalité kidnapping, tueries, viols dont la population ne cesse de faire les frais, souligne N ap mache pou lavi.

Alors que l'on s’approche du 7 février 2022, date considérée comme la fin du mandat de Jovenel Moise, par ricochet comme celui du Premier ministre Ariel Henry, les différents organes politiques et de la société civile qui œuvrent à la mise en place d'une transition politique multiplient les propositions. Pas moins de sept personnalités se sont déjà portées candidates à la présidence collégiale proposée par la symbiose PEN-Montana.

Parallèlement, en marge de l’installation de la ministre de la Culture et de la Communication, le Premier ministre Ariel Henry a clairement pris position sur les dernières démarches engagées par les porteurs des accords Montana et PEN visant à le remplacer. « Qu’on se le dise, le prochain locataire du Palais national sera un président élu librement et démocratiquement par la majorité du peuple haïtien ». Ce qui laisse entendre qu'il ne compte céder le pouvoir qu'après avoir organisé les élections.

L'accord Montana bénéficie visiblement du soutien de la majorité des acteurs politiques et de la société civile. Ceux, qui ne sont pas actuellement au pouvoir, sont au moins d'accord sur la nécessité de doter le pays de nouveaux dirigeants. Mais l'épineuse question de la franche négociation demeure. D’autant plus que personne ne sait par quel moyen le collège présidentiel arrivera à prendre fonction.

Esdra Jeudy

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