Affaire Dermalog : une organisation entend porter plainte contre l’État haïtien ce mardi !
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Une plainte va être portée le mardi 2 juin 2020 contre le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, le ministère des Finances et l’Office national d’identification dans le cadre du dossier Dermalog. En effet, c’est ce qu’a annoncé l’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) dans un communiqué de presse de ce lundi 1er juin 2020.
epuis en début d’année 2020, l’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) n’a cessé de demander au ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) de surseoir à la fabrication de la nouvelle carte dite « Dermalog » pour illégalité. Malgré certaines autres actions intentées par l’organisation de promotion et de défense de droits de la personne humaine, l’État haïtien continue de fabriquer cette carte et ceci même en cette période de Covid-19 dans le pays.
Dans cette affaire, l’OCNH reproche à l’État haïtien d’avoir violé les principes de passation de marché ajouté avec la prise de connaissance des « conclusions préliminaires du rapport de la Commission éthique et anticorruption du Sénat de la République et des avis défavorables émis par la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. En ce sens, l’organisation se dit engagée à faire entendre raison aux autorités haïtiennes.
Pour ce et en dépit des requêtes antérieures, l’organisation de droits humains annonce ce lundi, dans un communiqué de presse, qu’elle va porter plainte contre l’État haïtien le mardi 2 juin 2020 à 11 heures. L’OCNH « portera plainte contre le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, le ministère des Finances et l’Office national d’identification, agissant respectivement au nom de l’État haïtien et de l’ONI ».
Selon l’OCNH, « l’ancien ministre de la Justice, le sieur Heidi FOTUNE, l’ancien ministre des Finances d’alors, le sieur Jude Alix Patrick Salomon et le directeur général de l’ONI, le sieur Jacques Elibert et consorts agissant en dehors de leurs champs de compétence, sont visés aussi par cette action en justice ».
Faut-il faire remarquer, pendant que le pays s’achemine vers le pic de la pandémie (Covid-19), de nombreux citoyens expriment leurs doutes sur le fait que le pouvoir s’obstine à ce que les citoyens continuent à faire la nouvelle carte qui entend remplacer l’ancienne. Pas seulement cela, depuis plusieurs, les débats sur la fin du mandat du président Jovenel Moïse ainsi l’organisation de prochaines élections tiennent l’actualité.
Du camp du pouvoir en place à celui de l’opposition, d’une institution à une autre, les avis sont partagés sur la durée du mandat présidentiel. Si pour le pouvoir ainsi que l’Organisation des États américains (OEA), le mandat du chef de l’État prend fin le 7 février 2022, pour l’aile dure de l’opposition, c’est le 7 février 2021. Cette dernière date, elle est aussi retenue par le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH).
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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