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Une fois de plus, des policiers manifestent

Une fois de plus, des policiers manifestent

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Pour une énième fois, les policiers ont gagné les rues de Port-au-Prince en vue d’exprimer leur colère et, du coup, exiger de meilleures conditions de travail. À travers une manifestation émaillée de violences, ils ont sillonné les rues de la capitale, le dimanche 7 juin 2020. Les protestataires ont menacé d’occuper une fois de plus la chaussée les 11, 12 et 13 juin à venir si les autorités n’assument pas leurs responsabilités.

C’est devenu presque une habitude pour les policiers de gagner les rues afin de faire passer leurs revendications. Le weekend écoulé, soit le 7 juin, ils ont manifesté pour réclamer de meilleures conditions de travail assorties d’une revalorisation salariale.

Rien n’a changé depuis qu’ils ont pris la résolution d’exprimer leurs griefs à travers le macadam : les mêmes procédés, la même détermination et les mêmes actes de violence. Casses, incendies, violences corporelles, sont parmi les faits qu’on reproche souvent à ces agents de l’ordre qui pourtant sont formés pour assurer la protection des vies et des biens dans le pays. Pour cette dernière mobilisation, au moins deux journalistes ont été blessés.

Cette fois, les revendications ont évolué. Les policiers mutins exigent la libération du policier Jean Pascal Alexandre, un salaire de 50 000 gourdes et une allocation de 25 000 gourdes sur la carte de débit. Les policiers contestataires entendent aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause.

En plus, ils lancent un ultimatum aux autorités du pays, particulièrement au directeur général de la PNH, pour qu’elles s’alignent sur leurs exigences. « Il n’y aura pas de célébration le 12 juin prochain. Nous serons encore une fois sur le macadam les 11, 12 et 13 juin si les autorités ne font pas cas de nos exigences », a balancé l’un des protestataires arguant froidement que « moun ak zam pa soufri ».

À rappeler que depuis la première mobilisation pour exiger la création d’un syndicat au sein de l’institution, la situation a dégénéré. Les agents de l’ordre manifestent régulièrement. Pour l’heure, l’institution est train de vivre des jours délicats. Le groupe baptisé « Fantom 509 » menace la stabilité déjà précaire de l’institution policière. En plus, des agents continuent d’être victimes de l’insécurité et d’autres succombent à des « malaises ».

Daniel Sévère

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